Une commission pour lutter contre l’immigration clandestine installée à Oran

dimanche 9 octobre 2005

dimanche 9 octobre 2005, 14h04 ALGER (AP) - Au moment où des centaines de candidats à l’exil vivent un véritable drame humain dans le désert marocain, les services de sécurité de la wilaya (département) d’Oran, en Algérie, ont mis en place une commission de lutte contre l’immigration clandestine.

Cette commission, constituée des services de gendarmerie et de police, aura pour mission essentielle la lutte, le suivi et l’évolution du phénomène de l’immigration clandestine qui enregistre une augmentation importante par rapport aux années précédentes.

La gendarmerie a recensé à Oran, sur les neuf premiers mois de l’année 2005, 304 immigrés clandestins, en majorité originaires de l’Afrique subsaharienne. Ces derniers viennent généralement du Mali, du Maroc, du Bénin et de la Guinée.

En 2004, 224 immigrants clandestins avaient été arrêtés par les services de sécurité d’Oran et refoulés vers leur pays d’origine pour le motif de séjour irrégulier.

Oran, deuxième ville d’Algérie proche de la frontière avec le Maroc, est choisie par un grand nombre d’immigrants clandestins qui y trouvent une sorte de tremplin entre l’Algérie, le Maroc et les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla.

La disponibilité du travail manuel, dans la région, favorise l’arrivée des clandestins, comme le reconnaissent la plupart des immigrés dans cette situation, qui se sont intégrés facilement au sein de la société. Les services de sécurité ont opéré plusieurs descentes dans les hôtels de la ville, notamment ceux situés dans des quartiers populaires qui abritent ces Africains. En dépit de ces interventions, ils finissent toujours par revenir. AP


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