Rassemblement en soutien à la grève de la faim du 18 octobre en Tunisie

vendredi 4 novembre 2005

Huit dirigeants politiques et associatifs tunisiens sont en grève de la faim depuis le 18 octobre :

-  Me Ahmed Néjib Chebbi, secrétaire général du Parti Démocratique Progressiste (PDP)

-  Hamma Hammami, porte parole du Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie (PCOT)

-  Me Abderraouf Ayadi, vice-président du Congrès Pour la République (CPR)

-  Me Ayachi Hammami, porte parole du comité de soutien à Me Mohamed Abbou et secrétaire général de la section de Tunis de la ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme

-  Lotfi Hajji, président du syndicat des journalistes

-  Me Mohamed Nouri, président de l’association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP)

-  Le juge Mokhtar Yahyaoui, président du centre pour l’indépendance de la magistrature en Tunisie

-  Me Samir Dilou, membre de l’AISPP et membre du Comité de défense de Me Mohamed Abbou,

Pour revendiquer :

· La liberté de la presse et de l’information ; · Le droit à la constitution de partis et d’associations ; · La libération des prisonniers politiques et d’opinion et la promulgation d’une loi d’amnistie générale. Ces revendications sont, sans cesse, affirmées par le mouvement démocratique et la société civile tunisienne.

L’état de santé de trois grévistes devient préoccupant selon le dernier bulletin médical mais la détermination de tous les grévistes reste grande face à un pouvoir qui demeure sourd aux contestations. Maître Abderraouf Ayadi, 55 ans, souffre d’un ralentissement inquiétant de son rythme cardiaque et a du interrompre sa grève sur avis médical pour sauver sa vie, le juge Mokhtar Yahyaoui, 53 ans, a eu un malaise qui a nécessité une réanimation avant d’être évacué à l’hôpital. Maître Mohamed Nouri, 66 ans a été hospitalisé d’urgence pour aggravation de son diabète avant de reprendre son action. En dépit d’un discours accusateur du pouvoir tunisien et de certains « partis de l’opposition » aux ordres et d’une campagne de désinformation et de dénigrement, un large mouvement de solidarité de la société civile et du mouvement démocratique tunisien dans sa diversité s’est développé autour de cette action. En France un comité de soutien regroupant les associations et les partis politiques tunisiens actifs à l’étranger s’est constitué et mène une campagne de mobilisation de l’opinion publique française et internationale.

C’est dans ce cadre que le comité de soutien de la grève de la faim et les organisations françaises et internationales signataires appellent à un rassemblement le samedi 5 novembre 2005 de15h00 à 17h00, Place du Châtelet à Paris

Sur l’initiative du Comité de soutien de la grève de la faim du 18 octobre 2005 en Tunisie (CSGF)

A l’appel de Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), Association des tunisiens de France (ATF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Collectif des familles de prisonniers politiques en Tunisie, Comité international de soutien aux jeunes de Zarzis, Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Congrès pour la république (CPR), Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT), Ennadha, Ettajdid, Fédération des tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Fondation Danielle Mitterrand - France Libertés, Forum démocratique pour les libertés et le travail (FDTL), Jean-Claude LEFORT- député du Val de Marne, Ligue française des droits de l’Homme et du Citoyen (LDH), Parti communiste des ouvriers tunisiens (PCOT), Parti communiste français (PCF), Parti Socialiste (PS), Reporters sans frontières (RSF), Solidarité Tunisienne, Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat des avocats de France (SAF), UGET France, Union de la Jeunesse Maghrébine (UJ M), Union des Etudiants Algériens en France (UEAF), Voix libre.


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