Pourquoi cette campagne

avril 2004

Pourquoi cette campagne

Le regard porté sur l’immigration est souvent partiel et biaisé. La mobilité des personnes contribue pourtant positivement à l’évolution des sociétés. Les migrants, moteurs d’échanges et de développement, sont aujourd’hui 175 millions soit près de 3% de la population mondiale !

Les gouvernements ont tendance à oublier que la liberté de circulation est un droit fondamental reconnu par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 .

Les politiques d’immigration des Etats européens sont à la fois très restrictives - contrôle des frontières, rejet et répression - et de plus en plus utilitaristes : trier et choisir les « bons » étrangers pour servir les seuls intérêts du Nord. Pour mener ces politiques mêlant filtrage sélectif et fermeture, l’Union européenne (UE) incite, voire contraint, les pays du Sud et de l’Est à se mettre à son service en adoptant des législations destinées à leur faire jouer le rôle de garde-frontières.

En Europe comme dans ces pays, ces orientations ont de graves conséquences : non respect du droit d’asile, précarisation des migrants, fabrication de "sans-papiers" livrés à toutes les formes d’exploitation, violation des droits fondamentaux, dégradation de l’Etat de droit dans la société d’accueil.

Pourtant, une convention internationale protectrice des migrants est entrée en vigueur récemment (le 1er juillet 2003). Symbole du peu de cas fait par les pays du Nord aux droits des immigrés, seuls des Etats du Sud l’ont adoptée à ce jour !

Il est urgent de reconnaître que les migrants participent pleinement à l’économie du pays d’accueil et qu’ils permettent de renouveler l’approche traditionnelle du développement. Ils contribuent à renforcer la société civile et encouragent les échanges Nord-Sud, qu’ils soient économiques, sociaux ou culturels - par des transferts de fonds, de compétences et autres savoir-faire acquis au Nord. La place et les droits des migrants sont donc sans cesse à (ré)affirmer !

Les objectifs

Cette campagne vise à faire reconnaître le rôle des migrants comme acteurs du développement et à assurer le respect de leurs droits fondamentaux. A cette fin, nous demandons :

Au ministre des Affaires étrangères et au président de la République :
- d’engager au plus vite le processus de ratification de la Convention des Nations unies sur les droits des travailleurs migrants ;
- de cesser de conditionner la coopération avec les Etats tiers à la mise en œuvre de clauses migratoires.

Au Commissaire européen en charge de la Justice et des Affaires intérieures :
- d’inciter tous les Etats membres de l’UE (y compris les futurs Etats membres) à ratifier la Convention des Nations unies sur les droits des travailleurs migrants ;
- de cesser de conditionner la coopération avec les Etats tiers à la mise en œuvre de clauses migratoires.


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