Pour le respect de Tous les citoyens de la République Abrogation de la loi du 23 février 2005

jeudi 23 février 2006

Collectif 23 Février

Pour le respect de Tous les citoyens de la République Abrogation de la loi du 23 février 2005

Le 23 février 2005 une loi honteuse était promulguée. Sous couvert de "reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés", son article 4 qui consacre "le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord..." résume la philosophie globale de ce texte. C’est une véritable provocation et un déni de vérité.

Depuis des années nous assistons malgré les interpellations des citoyens et des associations, au silence assourdissant de l’Etat concernant sa responsabilité dans Tous les crimes coloniaux.

Non, la colonisation n’a pas joué un rôle positif, car elle s’est toujours fondée sur la violence, l’humiliation, la dépossession... La supériorité d’un peuple sur un autre, le racisme étant son fondement exclusif, est en soi inacceptable.

L’éducation à la citoyenneté devrait prendre en compte les mémoires partagées et l’exigence d’une histoire commune. Aussi, la mémoire étant un enjeu collectif, le législateur ne peut définir une Histoire officielle et l’imposer à des millions de concitoyen(e)s selon une vision insultante et mensongère

Certes le Président de la République prenant en compte la montée de la protestation de cette apologie du colonialisme, a reculé et décidé de retirer l’article 4 de cette loi, mais l’ensemble du texte reste empreint de cet esprit. C’est pourquoi, les organisations soussignées rejettent la réécriture du texte et exigent l’abrogation pure et simple de cette loi de la honte.

Rassemblement Jeudi 23 février 2006 pour l’abrogation de cette loi de la honte. 19 heures à Paris devant l’Assemblée Nationale

A cette occasion, des textes seront lus et témoignages exprimés.

Objectifs :
-  Demander une audience au Président de l’Assemblée Nationale
-  Réclamer un vaste débat national sur le colonialisme, et les responsabilités de l’Etat Français dans ce domaine. Premiers Signataires : "17 Octobre 1961 contre l’Oubli", ACCA (Association des Combattants de la Cause Anticoloniale), ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants), ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins en France), Au nom de la Mémoire, Devoir de Mémoires, GOTOTOGO, LCR, MRAP (Mouvement conte le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Mouvement pour la Paix, PCF, UGFF-CGT, Union Syndicale Solidaires,


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