Nous n’abdiquerons pas

mardi 15 juin 2004

(Le Matin d’Algerie 15/06/2004)

Mohamed Benchicou, journaliste et directeur du Matin, est en prison depuis hier. Ainsi l’a décidé la justice de Bouteflika. Ainsi l’a voulu Zerhouni. Ainsi l’a souhaité Ouyahia.

Une décision grave aux conséquences incalculables. Elle annonce une remise en cause des libertés, non seulement celle de la presse, mais celles acquises et chèrement payées, que ce soit pendant la guerre de Libération ou durant le combat démocratique.

« L’imposture » se généralise et devient une constante au sein du régime prêt à fouler aux pieds tous les droits, toutes les libertés pour se perpétuer.

L’acte révoltant commis hier au tribunal d’El Harrach ne fait que creuser davantage le fossé qui sépare ce système mafieux de l’Algérie libre. Tous ceux qui se sont indignés hier en entendant le verdict du juge d’El Harrach ainsi que ceux qui continuent de se battre en silence contre le mensonge et l’injustice ont compris que le combat pour la vérité ne fait que commencer. Et personne, même la coalition aux intérêts mafieux qui a pris la responsabilité d’emprisonner Mohamed Benchicou, ne pourra arrêter la marche de l’Histoire.

Que le monde libre sache qu’un autre journaliste algérien a été jeté dans les geôles pour avoir assumé, pleinement et courageusement, sa liberté d’écrire et de dire la vérité. Le message est clair : tous les hommes libres et tous les journalistes épris de cette liberté sont mis en demeure par cette dérive dictatoriale.

Benchicou est en prison mais Le Matin demeure libre.

Hafnaoui est en prison mais la presse indépendante reste debout. Le verdict d’hier confirme que tous deux ont raison, que nous avons raison.

Le Matin d’Algerie


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