LE P.S. GAZE LES SANS-PAPIERS (ENFANTS FEMMES ET HOMMES) ET LES RAFFLENT

vendredi 21 janvier 2005

9ème Collectif des sans-papiers

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Après six jours de présence dans les locaux de la fédération PS du 93, sans chauffage, une grève de la faim en cours et une occupation de la mairie du Pré Saint Gervais par les intermittents, précaires et chômeurs en soutien au collectif, sans qu’aucun responsable du parti socialiste ne soit venu discuter avec les sans papiers, les cinq « militants-vigiles » socialistes, qui harcelaient continuellement les personnes, ont concrétisés leur harcèlement en empêchant les sans papiers de venir aux fenêtres saluer leur famille et leur soutien.

Ces militants-vigiles n’ont rien trouvé de mieux à faire que d’agresser physiquement les sans papiers au gaz lacrymogène (femmes et enfants compris). Ils sont même allés jusqu’à poursuivre trois personnes réfugiées dans un bureau et ont défoncé la porte pour les en éjecter.

Nous sommes catastrophés, consternés et restons sans voix par rapport à cette attitude et encore plus surpris qu’ils aient ouverts les fenêtres pour crier : « Au secours, police, il faut faire quelque chose ! ». Le bourreau se transformant alors en victime !

Les sans papiers se sont alors réfugiés dans la grande salle de réunion du rez de chaussée. Les forces de l’ordre ont brisé la porte d’entrée et ont foncés comme des chiens-fous dégageant et tirant les femmes, les enfants (dont un de un mois et deux de un ans) et les hommes pour les faire sortir sous une pluie battante sans protection.

Il n’y a eu aucune arrestation durant l’évacuation des locaux hormis une femme soutien arrêtée avant l’intervention. C’est alors que le service d’ordre du PS s’est mis à pointer du doigt certains sans papiers, allant jusqu’à en poursuivre d’autre à l’aide des policiers. Quatre personnes venus cherchées leurs affaires à l’intérieur de la fédération PS n’en sont jamais ressortis.

Bilan de l’opération : huit arrestations dont cinq sans papiers. L’un d’entre eux a été envoyé à l’hôpital inconscient, une femme est toujours hospitalisée, les trois enfants gazés ont été examinés. Nous sommes plus que choqués et nous regroupons toutes nos forces pour sortir nos camarades arrêtés injustement.

Aujourd’hui jeudi 20 janvier 2005 à 12H, quatre sans-papiers sont toujours retenus au commissariat des LILAS et risquent l’expulsion. L’un d’entre continue la grève de la faim qu’il avait entamé avant l’évacuation (5éme jours de grève). Son état est critique.

L’attitude du PS durant les jours passés a été infecte tant au niveau du blocage des négociations avec la préfecture, du contact avec la presse que lors de l’évacuation. En effet le PS à fait bloquer l’entrée des locaux alors même qu’une délégation était reçue à la préfecture.

Le PS a refusé de laisser rentrer la presse dans ces locaux privant les sans-papiers de s’exprimer sur les situations dramatiques dans lesquels ils se trouvent. Nous ne revenons pas sur les violences des militants socialistes sur les enfants, femmes et hommes du collectif. Mais nous tenons à préciser que le PS refuse de rendre les affaires laissées sur place dans la panique de l’évacuation : passeports, carte de transport, couverture et 32 sacs de couchage, portables, chauffes biberons, preuves de présence en France, AME, médicaments pour les enfants...

Le PS lâche ne reconnaît même pas avoir utilisé le gaz lacrymogène et accuse les sans-papiers d’avoir cassé une porte alors que ses militants l’ont défoncé à l’aide d’un porte manteau. Liberté pour nos camarades !


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