LE DIRECTEUR DE LA CARSAT DEBOUTE FACE AUX CHIBANIS ET A TV BRUITS

IL DOIT DEMISSIONNER

vendredi 8 juillet 2011

Toulouse, le 8 juillet 2011,

Plus soucieux de son image que de la situation des immigrés retraités dont il a organisé le contrôle et le redressement pour des sommes qui ont atteint pour certains dossiers plusieurs dizaines de milliers d’euros, le Directeur de la Carsat Midi-Pyrénées a une nouvelle fois perdu la face.

Le Tribunal de Grand Instance de Toulouse, par une décision du 5 juillet dernier, l’a débouté de l’ensemble de ses demandes dans l’instance qu’il avait engagée contre le collectif « Justice et Dignité pour les Chibani-a-s » et TV Bruits pour la diffusion d’un reportage sur l’occupation du siège de la Carsat il y a plus d’un an (voir la vidéo). Le Tribunal l’a par ailleurs condamné aux dépens ainsi qu’au versement d’une somme de mille euros aux associations attaquées.

En cherchant à censurer le reportage de TV Bruits, il s’attaquait ouvertement à la liberté d’expression du collectif, visant ainsi à réduire notre capacité de réaction et de résistance face aux attaques qu’il organise contre les Chibani-a-s. Devant l’indécence et le mépris de la CARSAT et de son directeur, le collectif « Justice et Dignité pour les Chibani-a-s » remporte une première victoire. M. Francis de BLOCK a commis une faute grave en s’attaquant aux Chibanis de cette façon. Qu’il assume ses actes. Il doit démissionner.

Par ailleurs, il serait scandaleux que les frais liés à cette procédure soient pris en charge par la CARSAT. La caisse de retraite ne doit pas servir à payer les égarements et les lubies de son directeur. Nous comptons sur les syndicats de la CARSAT pour être vigilants sur ce point. Nous remercions les partenaires et toutes les personnes qui nous ont apporté leur soutien à l’occasion de ce procès. Le combat des Chibani-a-s pour faire reconnaitre leur bonne foi et leurs droits continue.

NOUS DEMANDONS LA DEMISSION DU DIRECTEUR DE LA CARSAT QUI NE SEMBLE PLUS EN CAPACITE D’ASSUMER SES FONCTIONS ET SURTOUT QUI A COMMIS UN FAUTE GRAVE EN S’ATTAQUANT UNE FOIS DE PLUS AUX CHIBANIS DE CETTE PIETRE MANIERE.

NOUS DEMANDONS L’ARRET DE CONTROLES, LA RECONNAISANCE DE LA BONNE FOI ET L’ANNULATION DES DETTES DES CHIBANIS.

Membres du Collectif : ASSOCIATION DE DEFENSE DE DROITS DES IMMIGRE-ES RETRAIT-ES, ATMF, AYEM ZAMEN, LA CASE DE SANTE, CALIMA, CCPS, CIRRVI, LA CIMADE, COLLECTIF CHIBANIS PACA, COFRIMI, EL GHORBA, ESMA, GENERATIONS SPONTANEES, KARAVAN, TACTIKOLLECTIF…..

Contact : 06 32 78 83 22

www.chibanis.org

Rappel des faits :

Depuis plusieurs mois maintenant, la CARSAT (Caisse d’Assurance Retraite et de Santé au Travail) la MSA (Mutualité Sociale Agricole) la CAF, et la CPAM effectuent des contrôles massifs, en particulier dans les foyers ADOMA (ex-SONACOTRA) un peu partout en France. Des centaines de contrôles ont ainsi eu lieu en France en direction des habitants des foyers de travailleurs migrants. Pour l’administration, il s’agit de vérifier combien de temps par an les personnes passent sur le territoire français. Si les Chibanis (Vieux immigrés) ont eu le malheur de passer un peu trop de temps auprès de leur famille restée au pays, le couperet tombe et c’est la quasi-totalité de la retraite, les aides au logement, voire la couverture sociale qui sont supprimées. Pire, à partir de ces contrôles, la CARSAT et la MSA ont opéré des redressements allant de 1000€ jusqu’à 22 000€ pour certaines personnes. Ces contrôles ont été jugés illégaux par la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations (HALDE) (voir le communiqué de presse de la HALDE)

Depuis plusieurs mois, les Chibanis et des militants associatifs se battent dans le cadre du collectif « Justice et Dignité pour les Chibani-a-s » pour que cesse ce harcèlement, et pour que les dettes et les poursuites contre les Chibanis soient annulées. Malgré les interventions du collectif, les courriers et les manifestations, l’administration affiche le plus grand mépris et laisse les Chibanis dans le dénuement le plus total.

Pire la seule réponse que fait le directeur de la CARSAT aux associations et aux Chibanis qui composent le collectif, c’est d’intenter un procès au motif futile d’une atteinte à son droit à l’image, parce qu’il apparaît brièvement sur les sites Chibanis.org et tvbruits.org, lors de l’occupation symbolique de la CARSAT, le 15 mars 2010 à Toulouse. (voir la video)

Ainsi, alors que les Chibanis victimes des contrôles opérés par la CARSAT survivent dans leur misère et souffrent de l’injustice ressentie par ce harcèlement, le directeur de la CARSAT, lui, se préoccupe de son image. Qu’il assume son intransigeance... De plus M. le Directeur n’apparaît que quelques secondes dans la vidéo, dans l’exercice de ses fonctions et aucune atteinte n’est faite à sa vie privée. Nous voyons là une manoeuvre d’intimidation envers le collectif.


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