Entrevue de la délégation des représentants d’organisations avec M.l’ambassadeur du Maroc

Lors du Rassemblement du 14 octobre devant l’ambassade du Maroc à Paris

lundi 17 octobre 2005

(Compte rendu réalisé par l’ATMF)

L’ATMF a appelé à un rassemblement devant l’ambassade du Maroc pour le 14 octobre dernier, cet appel a été soutenu par 36 organisations.

De 17h à 18h45, les deux cents cinquante à trois cents personnes réunies devant l’ambassade du Maroc ont scandé des mots d’ordre de solidarité avec les migrants africains et de protestation contre les autorités marocaines et européennes.

Une délégation composée de représentants de l’ATMF, la LDH, le MRAP, le GISTI et de Mgr Gaillot a été reçue par M. Fathalhah Sijelmassi ambassadeur du Maroc, accompagné par deux de ses conseillers. L’entrevue a duré plus d’une heure.

Après avoir écouté les membres de la délégations, M. Sijelmassi a promis de transmettre notre protestation au 1er ministre. Avant de répondre à nos interventions, sa réponse s’est articulée autour des points suivants :

1/ Le Maroc n’est pas un pays raciste, c’est un pays africain comme le stipule la constitution marocaine. 10 000 étudiants africains poursuivent leurs études au Maroc, et aucun visa n’est demandé aux africains...

2/ Le Maroc fait des efforts pour lutter contre l’immigration clandestine, la preuve en est sa réduction de 40%. Il a déclaré que l’Algérie doit fournir les même efforts pour pallier à l’immigration clandestine.

3/ M. Sijelmassi regrette « les incidents », qui ont eu lieu. Il nous a annoncé qu’une enquête sera menée au Maroc. Il a condamné les propos du préfet d’Oujda « le Maroc ne veut pas être une poubelle de l’Europe » et a dénoncé l’exploitation politicienne de cette affaire.

Précisons que M. l’ambassadeur n’a pas répondu aux questions sur la déportation, sur le respect de la convention internationale des migrants, sur la poursuite des assassins.

Il s’en est tenu aux généralités, insistant sur le fait que l’état doit gérer ce dossier en fonction des pressions énormes exercées par l’UE.

Nous nous sommes séparés avec le sentiment qu’il existe un énorme fossé entre les gestionnaires de l’état et la société civile.

Les manifestants se sont dispersés après avoir écouté le compte rendu de la délégation.


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