Démantèlement du Mur

jeudi 23 septembre 2004

CAMPAGNE INTERNATIONALE CONTRE LE MUR ET POUR LA FIN DE L’OCCUPATION DES TERRITOIRES PALESTINIENS

Pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens :Stop à l’occupationDémantèlement du MurRespect des accords internationaux par l’Etat d’IsraëlSuspension de l’accord d’association Union européenne-Israël

Le Mur, c’est :

* déjà 16 000 hectares de terres confisquées.

* un déracinement systématique d’oliviers.

* Des vergers, des terrains cultivables et des puits détruits.

* 30 puits expropriés pour un total d’environ 4 millions de mètres cubes d’eau.

* 55 villages destinés à être coupés de leurs terres et de leurs puits.

* des dizaines de milliers de Palestiniens privés de toute source de revenu.

* 98 % des colons israéliens désormais installés dans les zones annexées de facto. (Sources : Pengon, 2003 ; Action for Peace ; Plate-forme des ONG pour la Palestine)

Le Mur, une violation délibérée du droit international par Israël

Le 21 octobre 2003, l’Assemblée générale des Nations unies a voté la résolution 1341 condamnant fermement le Mur, exigeant l’arrêt des travaux de construction, le « démantèlement du mur dans le territoire palestinien occupé, y compris à Jérusalem-Est et alentours, qui s’écarte de la ligne d’armistice de 1949 et qui est contraire aux dispositions pertinentes du droit international ».

Un mur qui emprisonne

Depuis juillet 2002, le Gouvernement israélien construit à un rythme accéléré un « mur » dans le but déclaré de séparer la Cisjordanie de l’Etat d’Israël sous prétexte de sécurité. En juillet 2003, un premier tronçon de 125 kilomètres a été achevé.

Dans une deuxième phase, lancée en octobre 2003, le Mur - qui ne suit pas la Ligne verte, c’est-à-dire la frontière reconnue depuis 1967 entre Israël et les territoires palestiniens - va s’enfoncer à certains endroits sur plus de 20 kilomètres à l’intérieur du territoire palestinien. En outre, un autre mur est prévu qui coupera une grande partie de l’est de la Cisjordanie du reste des territoires palestiniens, annexant des terres cultivées et fertiles. Au total, 650 kilomètres d’un vaste réseau de murs seraient ainsi construits, et plus de 50 % de la Cisjordanie annexées de facto.

200 000 Palestiniens se retrouveront isolés du reste de la population, poussés de fait à l’exil, et les 200 000 habitants de Jérusalem-Est seront coupés totalement du reste de la Cisjordanie.

Ce Mur est l’aboutissement d’une longue chaîne de colonisation, d’occupation et de destruction menée au mépris permanent des droits de l’homme les plus élémentaires. Le Mur pousse au désespoir un peuple entier, qu’il parque dans des cages à ciel ouvert. Loin de garantir la sécurité des Israéliens, il pousse à la recrudescence de la violence dont sont victimes les deux populations civiles. Il rend de fait impossible l’établissement d’un Etat palestinien viable et souverain sur les frontières de 1967. Il compromet ainsi toutes les chances de paix et d’une solution politique, juste et durable, nécessairement négociée.

Jérusalem définitivement exclue des Territoires palestiniens Avec la construction du Mur, Jérusalem-Est et ses 250 000 habitants palestiniens, déjà séparés du reste de la Cisjordanie par les colonies israéliennes, se voient complètement encerclés et définitivement coupés de l’arrière-pays. Ce qui annule toute possibilité pour Jérusalem Est d’être la capitale de l’Etat palestinien.

Qalquilya ville fantôme Avec ses 50 000 habitants, cette ville, centre économique qui permettait l’écoulement de la production de 32 villages, est totalement encerclée par le Mur.

Le village de Mas’ha privé de terres et d’eau 98% des terres de ce village ont été confisquées par l’existence du Mur.

Baqa Al Sharqiya piégée Les habitants de cette ville, située sur une des plus importantes nappes phréatiques, sont désormais privés d’accès aux services de santé et d’éducation. Douze autres villages subissent le même sort.

Bethléem coupée du tombeau de Rachel Le tombeau de Rachel, lieu saint pour les trois religions, se verra encerclé par un mur qui interdira son accès aux Palestiniens. Un quartier de 500 maisons sera complètement isolé ; ses habitants devront être munis d’une autorisation pour sortir, y compris pour se rendre de l’autre côté de la rue.

Pétition à destination des élus et des gouvernants Pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens :

- Stop à l’occupation
- Démantèlement du Mur
- Respect des accords internationaux par l’Etat d’Israël
- Suspension de l’accord d’association Union européenne-Israël

En aggravant encore la situation des Palestiniens et en rendant plus insupportable leur vie quotidienne, le Mur compromet toute perspective de règlement juste du conflit. Sa construction empêche la création d’un Etat palestinien viable et souverain. C’est donc la perspective de la coexistence de deux Etats qui serait ruinée. Pour obliger le gouvernement d’Ariel Sharon à respecter le droit international délibérément violé par la construction du Mur, l’Union européenne dispose d’un puissant moyen de pression : l’accord d’association UE-Israël, signé en 1995 et accordant des conditions préférentielles pour l’importation de produits israéliens en Europe. Cet accord a un prix : le respect des droits de l’homme par l’Etat d’Israël. Déjà, le Parlement européen, le 10 avril 2002, a voté une résolution demandant la suspension de l’accord d’association UE-Israël tant qu’Israël ne se conformera pas au respect des droits de l’homme.

Nous, signataires de cette pétition, nous demandons :

- le démantèlement du Mur ;
- la suspension de l’accord d’association Union européenne-Israël (conformément au vote du Parlement européen du 10 avril 2002, resté lettre morte) tant que l’Etat d’Israël ne se conformera pas au respect des droits de l’homme ;
- l’adoption par les Nations unies de mesures contraignantes à l’égard de l’Etat d’Israël pour qu’il applique enfin les nombreuses résolutions de l’ONU le concernant ;
- la mise en œuvre immédiate d’une force de protection internationale du peuple palestinien ;
- un débat au Parlement mandatant le Gouvernement français pour agir en ce sens

Signataires : Abnah Philistine (Enfants de Palestine) - Les Alternatifs - Alternative libertaire - Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) - Association France-Palestine solidarité (AFPS) - Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) - Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP) - Les Casques bleus citoyens (LCBC) - Coordination des appels pour une paix juste au Proche-Orient (CAPJPO) - Coordination des comités d’Ile-de-France de solidarité avec la Palestine - Droits devant ! ! - Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR) - Femmes en noir - Femmes solidaires - Forum démocratique du Proche-Orient (FDPO) - Ligue des droits de l’Homme (LDH) - Ligue communiste révolutionnaire (LCR) - Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) - Parti communiste français (PCF) - Parti communiste des ouvriers de France (PCOF) - Section des retraités du syndicat CGT des correcteurs parisiens - Solidaires des Israéliens contre l’occupation (SICO) - Union générale des étudiants de Palestine (GUPS) - Union juive française pour la paix (UJFP) - Les Verts.


Retour en haut Plan du site  |   Nous contacter   |   RSS   |   Retrouvez nous sur Facebook   |   ©ATMF 2003-2021