Bulletin N°3. Mars 2010

mercredi 2 juin 2010

Les mobilisations sociales pour la défense des droits économiques et sociaux

En Algérie, c’est une mobilisation sans précédent des syndicats autonomes qui ont organisé des grèves dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Une salariée d’une multinationale a recouvert ses droits après plus de deux mois de grève de la faim avec le soutien des mêmes organisations syndicales autonomes qui se sont imposés face à un pouvoir qui n’a cessé de multiplier manoeuvres et manipulations. Au Maroc et précisément à Khouribga, 850 travailleurs licenciés abusivement par leur entreprise, SMESI-Régie, une filiale de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP), luttent pour leur réintégration depuis juillet 2009. L’association nationale des Diplômés Chômeurs au Maroc (ANDCM) se bat pour sa part pour arracher sa reconnaissance de la part des autorités marocaines. Les étudiants de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc (UNEM) revendiquent de meilleures conditions d’étude. En Tunisie, la mobilisation sociale du bassin minier de Redeyef n’est pas totalement dépassée. Et des étudiants, soutenus par l’Union Générale des Etudiants Tunisiens (UGET), revendiquent de meilleures conditions d’étude, des logements et la liberté d’association.

Et que répondent les pouvoirs en place : partout dans toutes les villes et localités du Maghreb, ils répriment ces mouvements sociaux : arrestations, enlèvements, emprisonnements, traques, tabassages, viols de domiciles, etc. Une volonté, vaine, des pouvoirs d’étouffer ces mobilisations sociales de crainte qu’ils s’étendent à d’autres secteurs d’activité ou entraînent d’autres groupes sociaux. Ils ne veulent pas percevoir que ces différentes formes de la contestation sociale sont révélatrices d’une dégradation de la situation économique et sociale que la crise de ces dernières années n’a fait qu’aggraver. En fait, les pouvoirs en place ne veulent pas voir dans ces différentes mobilisations sociales la revendication de conditions économiques et sociales minimales : emploi, pouvoir d’achat, meilleures conditions d’étude et de santé. En un mot de meilleures conditions d’existence que leur refusent des pouvoirs corrompus et injustes. Avec le silence complaisant du partenaire européen.

Au sommaire de ce numéro, les rubriques retenues lors des publications précédentes, le cahier central étant consacré au drame des subsahariens au Maroc.

Rappelons que notrecolloque du 19 juin prochain sera consacré à la « La liberté d’information en péril au Maghreb ». Pour assister à ce colloque que nous organisons dans une salle du Sénat, l’inscription est obligatoire et le nombre de places limité.


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