Algérie : Solidarité avec les journalistes incarcérés

vendredi 1er octobre 2004

Après un simulacre de procès, Mohamed Benchicou, directeur du quotidien Le Matin, est condamné à deux ans de prison et à une très lourde amende. Cela fait maintenant plus de trois mois qu’il croupit en prison. Le quotidien le Matin est suspendu, mettant ainsi au chômage plusieurs dizaines de salariés.

Hafnaoui Ghoul, journaliste à Algérie News et membre de la ligue algérienne de défense des droits de l’Homme, est condamné à plusieurs mois de prison et cela fait maintenant plus de quatre mois qu’il est incarcéré.

Derrière le fallacieux prétexte d’infraction à la réglementation sur les changes, avancé pour condamner l’un et des informations jugées diffamantes invoquées pour arrêter l’autre, se cache en réalité une volonté politique de faire taire une presse jugée arrogante à l’égard du Chef de l’Etat et du système dont il est le représentant.

Ces attaques démontrent encore une fois que le système judiciaire algérien demeure un instrument entre les mains du pouvoir politique et que son indépendance est loin d’être acquise. Elles indiquent aussi le caractère vindicatif d’un système qui n’admet aucune critique, ni contradiction. Elles signifient enfin que la liberté d’expression n’a pas sa place en Algérie.

Ces attaques ne concernent pas uniquement la presse, elles visent également tout mouvement de contestation démocratique (Mouvement citoyen de Kabylie, Mouvement des enseignants, révolte des jeunes dans le sud et dans les Aurès ...). A chaque fois, c’est la même stratégie qui est employée : l’instrumentalisation de la justice et la répression.

Pendant ce temps, le pouvoir politique plie devant l’injonction des islamistes et de leurs groupes armés qui continuent à assassiner des citoyens.

Des mobilisations ont eu lieu partout pour imposer la libération des journalistes. Malheureusement le pouvoir algérien fait la sourde oreille et table sur la lassitude et l’oubli. Nous n’avons pas le droit de lui offrir ce répit. Il est important de relancer la mobilisation, car cette répression ne s’arrêtera pas si un puissant mouvement de solidarité internationale ne lui est pas opposé.

C’est dans cette optique, que Le Rassemblement pour une Algérie progressiste (RAP- Marseille) tout en condamnant ces actes d’injustice, appelle à une large mobilisation pour la libération de Mohamed Benchicou et de Hafnaoui Ghoul et vous convie à un débat le :

le samedi 16 octobre 2004 à 16 heures au local de Mille- babords 61, rue consolat Marseille 1er avec Fatiha BENCHICOU et Arezki METREF (Journalistes)


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