Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Halte au racisme, halte à la chasse aux migrants

Apprenant avec indignation l’horrible agression dont a été victime un jeune sénégalais, Ismaila Faye, le 12 août dernier, à la gare de Kamra à Rabat.
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Rappelant que cet assassinat intervient quinze jours après le décès d’Alexis Toussaint, enseignant congolais à Rabat, en visite à Tanger, interpelé lors d’une rafle et poussé hors de la fourgonnette de police qui roulait à vive allure.

Rappelant que cet assassinat intervient douze jours après les agressions sexuelles et viols subis par la jeune ivoirienne Tina, au sujet desquels elle a déposé une plainte auprès du procureur du Roi de Tanger, contre les cinq policiers qui l’avaient interpelée.

Constatant que les ressortissants subsahariens résidant au Maroc continuent à vivre dans l’angoisse et la crainte de rafles, arrestations et expulsions opérées au faciès, qui les maintiennent dans une situation d’insécurité permanente.

Constatant que cette violence institutionnelle ciblant cette communauté en particulier ne peut que favoriser la banalisation d’actes racistes et violents,

Nous, organisations soussignées tenons à exprimer :


– Nos sincères condoléances aux familles d’Alexis et Ismaila, ainsi qu’à leurs proches et à la communauté subsaharienne vivant au Maroc, affectée par ces actes ignobles,

– Notre condamnation sans appel de ces actes racistes et odieux,

– Notre exigence que les coupables soient arrêtés, traduits devant la justice et jugés pour leurs actes.

 

Nous condamnons les politiques euro-marocaines qui prennent les migrants subsahariens en otage au nom d’intérêts qui les dépassent et en faisant fi des intérêts et des droits des
personnes.

Nous appelons les organisations et les citoyens à se mobiliser pour faire barrage au racisme et renforcer au Maroc les traditions d’hospitalité et de tolérance.

Communiqué – Rabat, le 19 août 2013

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AMDH, Association lumière sur l’émigration clandestine au Maghreb (ALECMA), Association des Ressortissants Sénégalais au Maroc (ARESMA-28), ATMF, ATTAC/CADTM Maroc, Collectif des communautés subsahariennes au Maroc, Chabaka – réseau des Associations du Nord pour le développement et la solidarité, Conseil des migrants subsahariens au Maroc, GADEM, Kirikou crèche, ODT-immigrés, Pateras de la vida, SOS-Migrants, Voix des Femmes Migrantes au Maroc

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La femme Tunisienne, libre et Citoyenne ! Rassemblement à Paris le mardi 13 août 2013

Cinquante-sept ans déjà que le Code du Statut Personnel a été promulgué, quelques mois à peine, après l’indépendance de la Tunisie, c’est-à-dire le 13 août 1956. Bourguiba en a été l’instigateur, malgré la réticence des « cléricaux » et des conservateurs. La polygamie est abolie, la répudiation, aussi. Le mariage n’est autorisé que par consentement mutuel, à partir de dix-huit ans révolus, pour les deux époux, et la dissolution du mariage se fait uniquement, par divorce devant les tribunaux. L’avortement est garanti par la loi, depuis 1973 et l’accès aux moyens de contraception est rendu accessible gratuitement, dès le début des années soixante. En 1957, les femmes ont le droit de voter et d’être éligibles et le port du voile, est interdit dans les écoles. Et même, l’adoption plénière – inconnue du droit musulman- qui ne reconnaît que la Kafala, est légalisée en 1959, ce qui constitue une avancée notable en matière de droits de la mère et de l’enfant.

Malgré toute cette batterie de mesures et cette pléthore de réformes, le Code du Statut Personnel reste insuffisant et la législation tunisienne –d’inspiration chariatique-, ne garantit pas une égalité parfaite, entre les femmes et les hommes. Egalité, qui d’ailleurs, tend à se fragiliser avec l’arrivée au pouvoir du parti islamiste Ennahdha, qui ne cesse de vouloir faire reculer les droits des femmes et réduire leurs libertés.
En effet, malgré la levée des réserves sur la Convention sur l’Elimination de toutes les formes de discrimination à l’Egard des Femmes (CEDAW), par Beji Caïd Essebsi, le 6 août 2011, celle-ci n’est pas appliquée intégralement, notamment en matière d’égalité successorale, injustice que ne répare pas le CSP. De même, son silence, à propos du mariage entre une musulmane et un non-musulman est depuis 1969, interprété par la plupart des juges comme une reconnaissance de l’interdiction donnée par le droit musulman en la matière.

Il est à noter que la dot, est encore, indispensable pour la validité du mariage et que le mari est encore considéré comme « le chef de la famille » (art. 23). Donc, ni la loi, ni le CSP ne consacrent un modèle sociétal parfaitement paritaire, où les femmes et les hommes ont exactement les mêmes droits et les mêmes devoirs.
Aujourd’hui, dans un contexte post-révolutionnaire de grande crise politique, les femmes sont plus que jamais menacées et la maîtrise de leur corps, devient un enjeu primordial, derrière lequel se cachent certains, pour diviser la société tunisienne entre croyants pieux et mécréants dévergondés. Il n’y a qu’à voir la descente aux enfers d’Amina Sboui, aujourd’hui, heureusement libérée mais non acquittée, qui a osé braver l’interdit de la nudité et qui a montré ses seins pour protester contre l’injustice faite aux femmes. Il n’y a qu’à se promener sur les réseaux sociaux et à lire les commentaires concernant la jeune fille qui aurait été torturée par des Libyens, puis jetée par la fenêtre. Il n’y a qu’à se rafraîchir la mémoire et à se rappeler les propos de Rached Ghannouchi concernant les « ramassis » (Luqata’), les enfants illégitimes et ceux de Souad Abderrahim, à propos des mères célibataires, qui devront se confronter à la nouvelle réalité ; celle des Moujahidat Annikah (les combattantes de la fornication) revenues de Syrie. Il n’a qu’à se remémorer les tentatives d’islamiser la constitution et à creuser les inégalités entre les femmes et les hommes et nous voilà face à des « compléments de l’homme », qui ne sauraient se passer de l’autorité d’un tuteur…

Nous, acteurs de la société civile et personnalités indépendantes, appelons à un rassemblement « Femmes tunisiennes ; libres et Citoyennes », le mardi 13 août 2013 à 17h30, à la Fontaine des Innocents, en soutien à l’appel de l’UGTT pour une manifestation en vue de célébrer la fête de la femme, et dans l’esprit du sit-in de Bardo, réclamons :

– L’abolition de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes

– Le renforcement des droits et de la protection de la femme, en matière de harcèlement et de harcèlement sexuel

– L’obligation de parité, dans toutes les institutions et instances de l’Etat

– La sauvegarde et le renforcement de tous les acquis de la femme tunisienne, notamment en ce qui concerne le droit à l’avortement et l’accès à la contraception, mais aussi en matière de violence conjugale.

Premiers Signataires :

— Collectif 3C
— AIDDA
— FTCR
— Collectif des Femmes Tunisienne
— Utit Idf
— ATMF
— ATF

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Au Maroc, la chasse aux étrangers tue et pendant ce temps l’UE négocie et se tait

Dans le nord du Maroc et dans d’autres villes du pays (Mekhnès, Rabat, etc.), les scènes se répètent depuis des mois, voire des années(1), mais elles ont, ces dernières semaines, atteint une ampleur sans précédent.

La police et les militaires marocains raflent en toute impunité des centaines d’enfants, de femmes et d’hommes, pour la plupart originaires de pays subsahariens. Ces chasses à l’homme ont principalement lieu dans les villes du nord du pays, El Hoceima, Ksar El Kebir, Nador, Taourirt et Tanger : le 27 juillet, 140 migrants ont été interpellés autour de la ville de Nador, et quelques jours plus tôt – le 24 juillet – ce sont près de 300 migrants qui ont été arrêtés dans le quartier Boukhalef à Tanger.

Ces traques donnent lieu à des scènes humiliantes voire inhumaines, et personne n’est épargné. À Tanger, une mère sénégalaise avec son enfant âgé de deux ans a été violentée en pleine rue par les forces de l’ordre pour être conduite presque dénudée dans un camion policier en vue de son refoulement à la frontière maroco-algérienne. Aux alentours de Nador, une réfugiée a été contrainte d’abandonner son bébé de sept mois dans la forêt, une autre y a laissé un de ses jumeaux, âgé de trois ans.

Ces violences policières, qui obéissent à des stratégies ciblées, entraînent la mort de nombreux migrants(2).
Après que les polices espagnoles et marocaines de part et d’autre de ces frontières traquent ces personnes nuit et jour, elles sont généralement conduites par bus près d’Oujda à la frontière avec l’Algérie, pour y être abandonnées, quand elles ne sont pas emprisonnées.

Le gouvernement marocain et les autorités de l’Union européenne, qui rivalisent depuis des années de déclarations contre les migrants présents au Maroc, sont responsables de cette politique xénophobe et mortifère.

Pour rappel, le 7 juin 2013, le Maroc, l’UE et neuf États membres de l’UE(3) ont signé une déclaration conjointe(4) qui établit un ensemble d’objectifs politiques. Ce texte qui prévoit une série de mesures pour une « meilleure gestion de la migration »(5), ne constitue qu’un maillon supplémentaire du processus de sous-traitance du contrôle migratoire vers le Maroc.

Sous pression et en toute impunité, celui-ci exécute avec zèle les exigences de l’UE, qui se défausse ainsi allègrement de ses responsabilités, sans se soucier des conséquences de cette externalisation et en cautionnant ces actes.

Nous demandons à ce que Cécilia Malmström, commissaire européenne aux affaires intérieures, Laenser Mohand, ministre marocain de l’Intérieur, Saâd Eddine El Othmani, ministre marocain des Affaires étrangères et de la coopération, et les ministres des Affaires étrangères des neuf États membres de l’UE agissent urgemment pour faire immédiatement cesser les exactions policières au Maroc à l’encontre des migrants.

Nous demandons également à ce que les exilés présents sur le territoire marocain soient traités dignement, quelle que soit leur situation administrative.

Enfin, nous rappelons aux autorités espagnoles et aux autres Etats membres de l’Union européenne leur obligation de se conformer aux principes de la convention européenne des droits de l’homme, et à ce titre de traiter les demandes d’admission sur le territoire de l’UE de celles et ceux qui demandent à bénéficier d’une protection, et de ne plus les refouler vers un pays où ils risqueraient de subir des traitements inhumains et dégradants.

Le 2 août 2013

Contact Presse: contact@migreurop.org

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Notes

(1) « Recrudescence de la répression envers les migrants au Maroc, Une violence qu’on croyait révolue », 11 septembre 2012. Note sur la recrudescence de la répression envers les migrants au Maroc publiée par le CMSM (Conseil des migrants subsahariens au Maroc) et le GADEM (Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants) (disponible sur Internet->http://www.gadem-asso.org/Recrudescence-de-la-repression,147).

(2) Voir la campagne « Numéro 9. Stop aux violences aux frontières » (disponible sur Internet).

(3) Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Portugal, Suède et Royaume Uni.

(4) « Déclaration conjointe établissant un Partenariat de mobilité entre le Royaume du Maroc et l’Union européenne et ses Etats membres ».

(5) Déclaration conjointe établissant un partenariat de mobilité entre le Royaume du Maroc et l’Union européenne et ses États membres (disponible sur Internet->http://ec.europa.eu/dgs/home-affairs/what-is-new/news/news/2013/docs/20130607_declaration_conjointe-maroc_eu_version_3_6_13_fr.pdf).

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Une vieillesse digne pour les immigrés âgés

Le 3 juillet dernier, la mission d’information parlementaire sur les immigrés âgés a rendu public son rapport, intitulé « Une vieillesse digne pour les immigrés âgés : un défi à relever d’urgence ». Cette mission, créée le 20 novembre 2012, s’est intéressée à la situation des 800.000 immigrés âgés de plus de 55 ans originaires de pays tiers à l’Union européenne.

L’ATMF salue les travaux menés par cette mission, qui ont permis de prendre la mesure des difficultés touchant ces personnes. Il en ressort un rapport de qualité, dévoilant une réalité peu connue par les décideurs politiques et attirant ainsi leur attention sur la situation alarmante des vieux migrants en France. Cette mission marque donc l’implication de l’État sur cette question, réclamée depuis longtemps. Et le changement de ton est donné.

Les 82 propositions formulées par le rapport vont dans le bon sens. Un large éventail de domaines est concerné, de la transformation des foyers de travailleurs migrants à la garantie du libre choix du lieu d’inhumation, et des mesures concrètes sont énoncées.

L’ATMF note néanmoins certaines insuffisances.

Elle regrette en effet le caractère trop restrictif de plusieurs propositions, notamment celle relative à la modification du cadre juridique du regroupement familial pour les personnes handicapées, ou encore celle sur l’acquisition de la nationalité française par déclaration réservée aux étrangers ascendants de français présents depuis vingt cinq ans. Ces assouplissements constituent une avancée mais demeurent trop limités.

D’autres préconisations ne sont pas assez ambitieuses : nous souhaitions par exemple une suppression pure et simple de la carte retraité, dont les effets sont très préjudiciables pour les titulaires. La proposition n° 63 relative au bénéfice de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) est aussi très décevante. Certes, elle suggère que la condition de résidence préalable soit ramenée de dix à cinq ans comme c’était le cas jusqu’en 2006, mais celle-ci est maintenue et n’en demeure pas moins excessive et discriminatoire.

Enfin, l’ATMF relève un certain nombre d’absences concernant par exemple l’information des anciens combattants sur leur droit à une révision de pension. De même, bien qu’évoquée lors de la récente conférence de presse, la situation inquiétante des femmes immigrées âgées, souffrant d’isolement et d’une grande précarité, ne fait pas l’objet de dispositions particulières. La question cruciale du droit de vote des étrangers est elle aussi entièrement occultée.

L’ATMF, et ses associations membres, présente sur le terrain et impliquée sur cette problématique depuis longtemps, veillera à ce que ce rapport ne reste pas lettre morte. Elle restera mobilisée et maintiendra ses revendications en ce qui concerne les contrôles et les demandes de remboursement des indus. Les parlementaires devront quant à eux exercer leur droit de suite et le gouvernement devra se saisir rapidement de la question afin d’assurer une vieillesse digne aux immigrés âgés.

Bureau National de l’ATMF

Paris, le 05 juillet 2013

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Stop aux expulsions sans relogement ! Stop aux discriminations ! Des solutions maintenant

Les expulsions et destructions de bidonvilles se succèdent dans toute la France. La police jette à la rue les familles et les bulldozers réduisent en charpie leurs cabanes et leurs biens. Le rythme s’accélère et de nombreux terrains sont menacés d’expulsion dans les semaines et les mois à venir. Que deviennent les familles ? Où vont-elles s’abriter ? Comment poursuivre un accompagnement médical et scolaire ? La seule solution apportée est de mettre les familles la rue. Être à la rue serait-il plus sûr et plus digne que de vivre dans un bidonville ?

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Pourtant la circulaire interministérielle du 26 août 2012 prévoit un diagnostic social individualisé en amont des expulsions, afin de proposer « des solutions d’accompagnement, dans les différents domaines concourant à l’insertion des personnes : scolarisation, santé, emploi, logement ». En réalité, la circulaire est restée lettre morte pour une grande partie des évacuations. Lorsqu’elle est mise en oeuvre, elle se résume la plupart du temps à un simple recensement des personnes. Dans le meilleur des cas, un hébergement temporaire à l’hôtel est proposé pour une infime partie des familles, souvent très loin de leur lieu de vie. On est bien loin d’une réelle recherche de solutions et de véritables projets d’insertion… Pour les familles et les associations de soutien, ces diagnostics dits « sociaux » (par ailleurs coûteux) ressemblent à un simple alibi pour permettre aux préfectures de se justifier de l’application de la circulaire.

La politique menée par les autorités françaises est inefficace et dangereuse. Dans la France du 21ème siècle, on interdit à des enfants d’aller à l’école car ils sont pauvres et étrangers. On interdit à des hommes à des femmes de travailler car ils sont roumains ou bulgares. Les autorités participent à la montée d’un climat xénophobe de par la manière dont les Rroms sont traités, aussi bien dans les discours que dans les actes. La politique du mépris, du racisme, de l’exclusion brutale et de la négation des droits les plus élémentaires doit cesser !

Or, des solutions existent : la réquisition des logements et bâtiments vides pourrait être un premier pas pour reloger de façon provisoire tous les mal-logés, sans distinction. Une vraie politique de construction de logement social est également indispensable pour faire face à l’immense pénurie de logement, notamment en Île-de-France. Certaines communes mènent avec succès des projets alternatifs de relogement et d’accès au droit commun.

Nous demandons que les sommes allouées aux diagnostics « sociaux » aient pour véritable objectif de trouver des solutions et non d’être un outil de tri et de propagande. Le budget consacré aux expulsions doit aller vers des projets d’installation alternatifs et d’accompagnement social. L’État se doit d’impulser la coordination avec les collectivités locales pour régler la question des bidonvilles.

Enfin, pour avancer dans l’accès de ces familles au droit commun, il faut cesser immédiatement toutes les discriminations à l’égard des familles Rroms. Il faut supprimer les freins administratifs à l’accès à l’emploi. Arrêtons la politique d’expulsion du territoire, il faut obliger les mairies à inscrire les enfants a l’école.

«Pour faire cesser l’intolérance et le mépris, pour promouvoir des solutions basées sur le respect du droit et de la dignité humaine tous ensemble dimanche 7 juillet, 15h, Fontaine St-Michel, Paris»

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Signataires – Associations, collectifs et syndicats :

Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie(ACTIT), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Association Intermèdes-Robinson, Association de Solidarité en Essonne avec les familles Roms et Roumaines (ASEFRR), Cedetim, CCFD-Terre solidaire, équipe de Saint-Denis, Collectif de soutien aux Roms du Val Maubuée (77), Collectif de soutien aux Rroms et Bulgares de Bobigny, Collectif de soutien de Clichy-sous-Bois, Collectif de soutien de Rosny-sous-Bois, Collectif Romyvelines, Collectif ROMEUROPE 94 (Réseau du CNDH Romeurope), Comité ATTAC N.91, Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN), Droit au Logement (DAL), Ensemble Vivre Travailler Coopérer ( EVTC), Femmes Plurielles, FSU Ile-de-France, La Voix des Rroms, LDH 93, Médecins du Monde-Mission bidonvilles 93, Merilin dans notre Ville, MRAP, Observatoire Citoyen du CRA de Palaiseau, Plateforme 93 de soutien aux Rroms vivant en bidonvilles, Réseau Action Culture Education Droit (R.A.C.E.D.), Registre des Citoyens du monde Paris 13, Réseau 1427 (Saint-Denis), Sang pour Sans, Solidarité A Villebon Avec Les Familles Et Roms et Roumaines ( SAVALFERR), Sortir du Colonialisme, Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Union Syndicale Solidaires

Organisations politiques :

Alternative Libertaire (AL), Europe Ecologie Les Verts Ile-de-France (EELV), Gauche anticapitaliste (GA), Les Alternatifs 93, Fédération pour une Alternative sociale et écologique (FASE), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Communiste Français (PCF), Parti de Gauche (PG)

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SOLIDARITE AVEC LA RESISTANCE EN TURQUIE SOLIDARITE AVEC TAKSIM HALTE AUX VIOLENCES POLICIERES

Samedi 16 juin, le gouvernement de l’AKP a opéré une attaque policière très violente alors qu’il n’y avait
aucune manifestation sur la Place Taksim et que le Parc Gezi demeurait ce lieu d’un rassemblement pacifiste
œuvrant pour le dialogue. Sitôt connue la nouvelle de l’évacuation du parc, des dizaines de milliers de
personnes sont descendues dans la rue dans toute la Turquie pour protester contre ces violences. Toute la
nuit, la police est intervenue à grand renfort de gaz, de canons à eau et de tirs de balles en caoutchouc pour
disperser la foule dans différentes villes du pays.

Cette attaque contre ce rassemblement pacifique démontre que le gouvernement AKP se saisit du Parc Gezi
comme un prétexte avec comme objectif d’intimider la population et d’exercer la coercition au point d’étouffer
toutes les voix d’opposition revendiquant des droits et ainsi de criminaliser toute opposition.

Nous nous préoccupons du niveau de violence de la part de la police, qui s’en prend à la fois de manière
ciblée contre des personnes et de façon généralisée et abusive contre des foules. Nous demandons l’arrêt
immédiat de toutes les violences policières.

Nous demandons aux autorités turques que toutes les victimes soient identifiées et impartialement
dénombrées,qu’aucune maltraitance ne soit plus commise lors des arrestations, que les responsables de la
police à l’origine de telles violences soient poursuivis en justice.

Nous exhortons les autorités turques à faire changer, contrôler et sanctionner les procédés inadmissibles de
leurs forces de police, afin que de telles exactions ne puissent plus se reproduire.

Nous réaffirmons notre solidarité avec la plateforme « Solidarité Taksim « à l’origine du mouvement pour la
protection du Parc Gezi.

Nous appelons l’ensemble des organisations, des partis politiques, des syndicats et des citoyens épris des
valeurs de démocratie et des droits de l’homme à exprimer à leur solidarité en participant à la manifestation de
solidarité avec la résistance en Turquie.

Le SAMEDI 22 JUIN à 14h
Place de la République

TOUS ENSEMBLES

SOLIDARITE AVEC LA RESISTANCE EN TURQUIE ET AVEC TAKSIM
SOLIDARITE AVEC TAKSIM

HALTE AUX VIOLENCES POLICIERES

Premier signataires :

• L’Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie (L’ACORT)

• Collectif de Taksim

• Ligue des droits de l’Homme (LDH)

• Assemblée européenne des citoyens (AEC-HCA France)

• Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (CEDETIM)

• Initiatives pour un autre monde (Réseau IPAM)

• Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR)

• Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)

• Comité pour le Respect des libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie

Pour signer l’appel : acort@acort.org

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Le fascisme tue. Ensemble, combattons-le ! Manifestation à Paris, dimanche 23 juin à 15h

Le 5 juin, des militants d’extrême-droite ont tué Clément Méric, syndicaliste étudiant et militant antifasciste. Ce meurtre nous indigne et nous révolte ; il s’inscrit dans la suite de très nombreuses agressions commises par des groupes d’extrême-droite ces derniers mois. La situation exige des actes forts, permettant de mettre un coup d’arrêt à la propagation de ces idées et pratiques nauséabondes.

Dans le respect de leurs différences, les organisations soussignées appellent à s’unir pour rendre hommage à Clément et pour éliminer la haine fasciste.

Confortés par des partis qui reprennent des propos et des pratiques de l’extrême droite, les groupes fascistes refont surface. Les dernières actions contre le mariage pour tous et toutes ont été l’occasion pour eux d’être mis sur le devant de la scène. Nous dénonçons la banalisation du FN et de ses idées xénophobes et racistes. L’exclusion, le rejet de l’autre, la fermeture des frontières, la désignation de boucs émissaires, la dénonciation de l’immigration comme responsable de tous les maux sont des attitudes qui, l’histoire en témoigne, conduisent au pire. Plutôt que d’entretenir un climat délétère en organisant des expulsions qui participent à la stigmatisation des immigrés et des Roms, l’Etat doit agir avec détermination contre les commandos fascistes.
Odieux et inacceptable en lui-même, le meurtre de Clément dépasse le drame individuel. Agressions contre les lesbiennes, bi-e-s, gays et les personnes trans, contre les immigré-es et les personnes issu-es de l’immigration, les musulman-es, actes antisémites, violences envers des militant-e-s antifascistes et des organisations progressistes, se sont multipliées dans toute la France comme à travers toute l’Europe. Le mensonge, la haine, la violence, la mort, voilà ce que porte l’extrême-droite, de tout temps et en tous lieux.

Ce n’est pas une question morale ; le fascisme se nourrit des peurs face à l’avenir : 5 millions de chômeurs et chômeuses, 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, 3,5 millions de mal logé-es, accroissement de la précarité, conditions de travail dégradées, licenciements, fermetures d’entreprises… Face à l’explosion des inégalités et aux politiques d’austérité, il faut reconstruire l’espoir collectif en une société plus juste. La question de la répartition des richesses que nous produisons est fondamentale. L’extrême-droite est à l’opposé de ces valeurs.

Utiliser la mort de Clément serait méprisable. A contrario, c’est honorer sa mémoire que de dire publiquement et ensemble ses engagements syndicaux et antifascistes, et de poursuivre encore plus nombreux-euses et déterminés-es ses combats pour la liberté et une autre société.

Unité contre le fascisme et l’extrême-droite !

Manifestation à Paris, dimanche 23 juin à 15h

Des manifestations seront aussi organisées en commun dans d’autres villes.

Nos organisations se réuniront de nouveau après la manifestation : éradiquer la menace fasciste nécessite un travail dans la durée et l’organisation de collectifs locaux. Nos organisations sont différentes, mais elles ont un point commun essentiel : le refus de l’intolérance, du nationalisme, de la haine, et de l’exclusion ; tout le contraire de ce que veut imposer l’extrême-droite !

Le fascisme et l’extrême-droite ne sont pas des courants politiques avec lesquels on dialogue ou on compose. Leur système est basé sur la violence physique, la haine, l’asservissement des peuples.
Le 12 juin 2013

Organisations signataires (au 13 juin) :

– AC ! (Agir contre le chômage et la précarité)
– Action Antifasciste Paris Banlieue
– Act Up-Paris
– Alternative Libertaire
– APEIS (Association Pour l’Emploi, l’Information, et la Solidarité des chômeurs et travailleurs précaires)
ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France)
– ATTAC France
– CADAC (Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception)
– CEDETIM/IPAM
– CGT Education Versailles
– CGT Educ’action Créteil
– CNDF (Collectif national pour les droits des femmes)
– CNT (Confédération Nationale du Travail)
– Collectif Antifasciste Paris Banlieue
– Collectif CIVG Tenon
– Collectif de Saint Denis contre le FN et l’Extrême droite, Pink Bloc,
– Justice et Libertés
– CONEX (Coordination nationale contre l’extrême droite)
– Confédération paysanne
– Convergence et Alternative
– DAL (Droit au logement)
– DIDF (Fédération des Associations de Travailleurs et de Jeunes)
– EELV (Europe Écologie Les Verts)
– FA (Fédération Anarchiste)
– FASE (Fédération pour une alternative sociale et écologique)
– FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleur-euse-s Immigré-e-s)
– FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne)
– Fondation Copernic
– FSU (Fédération Syndicale unitaire)
– Gauche Anticapitaliste
– Gauche Unitaire
– GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigrés)
– Jeudi Noir
– L’appel et la pioche
– La Horde
– La LMDE (La Mutuelle Des Etudiants)
– Les Alternatifs
– Lesbian and Gay Pride Lyon
– Les Debunkers
– Marche Mondiale des femmes
– Marches européennes contre le chômage
– Mémorial 98
– MJCF (Mouvement Jeunes Communistes)
– MNCP (Mouvement national des chômeurs et précaires)
– M’PEP (Mouvement Politique d’Émancipation Populaire)
– MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples)
– NPA (Nouveau parti anticapitaliste)
– PCF (Parti communiste français)
– PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)
– PG (Parti de Gauche)
– Pink Bloc Paris
– Ras l’Front Marne la Vallée
– Ras l’Front 38
– République et Socialisme
– Réseau pour un avenir sans fascisme
– SGEN-CFDT Académie de Versailles
– SLU (Sauvons l’université)
– SNESUP-FSU
– Solidaires Etudiant-es
– Sortir du colonialisme
– SOS Racisme
– Syndicat des avocats de France
– Syndicat de la magistrature
– UNEF (Union Nationale des Etudiants de France)
– Union syndicale Solidaires
– UNSP (Union Nationale des Services Publics)
– VISA (Vigilance syndicale anti fasciste)

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APPEL – Rassemblement de soutien aux campeurs de Gezi Park à Taksim

Nous condamnons le recours excessif à la force contre des manifestants pacifiques à Taksim en Turquie.

Nous sommes préoccupés par l’usage excessif de la force, y compris spray de gaz poivré contre des manifestants pacifiques dans un parc au centre d’Istanbul.

Gezi Park à Taksim, Istanbul, est confronté à la démolition pour donner place à la construction d’un centre commercial. Des milliers de manifestants opposés à ce projet campent dans le parc depuis plusieurs jours. Depuis le début de l’occupation du parc, plusieurs milliers de personnes sont venues témoigner de leur soutien : des associations culturelles, des syndicats, des groupes d’artistes, d’étudiants, des défenseurs de la nature, des anticapitalistes…

Le vendredi 31 mai à l’aube, la police est intervenue pour détruire leurs tentes, et a utilisé du gaz poivré pour disperser les manifestants. Plus de 23 manifestants ont été grièvement blessés.

Les droits fondamentaux internationaux exigent que lors des dispersions, les policiers évitent l’utilisation de la force.
Nous appelons l’ouverture d’une enquête rapide, indépendante et impartiale sur les allégations d’excès et l’utilisation inutile de la force, et de veiller à ce que les fonctionnaires de la police responsable d’usage arbitraire ou abusif de la force soient poursuivis.
Nous exprimons notre solidarité avec ce mouvement et appelons à un rassemblement de soutien aux campeurs de Gezi Park à Taksim.

Nous appelons à exprimer votre solidarité en participant au :

RASSEMBLEMENT

Le mardi 4 juin à de 19h

À la Fontaine des Innocents

Metro : Chatelet – Les Halles

Les premiers signataires:
– L’ACORT -L’Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie
– Ligue des droits de l’Homme – LDH
– Assemblée européenne des citoyens (AEC-HCA France)
– CEDETIM – Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale
– Réseau IPAM – Initiatives pour un autre monde
– FTCR- Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rive
– ATMF- Association des Travailleurs Maghrébins de France
– Comité pour le Respect des libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
– FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et écologique)
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Note :

Le rassemblement de ce mardi à 19h se veut une manifestation de soutien à la lutte pour la sauvegarde de Gezi park et contre les violences faites par la police.

Par conséquent, l’objectif est d’informer l’opinion publique française et de sensibiliser la société française ( syndicats, partis politique, citoyen,…) pour que de tels comportements policiers ne se produisent plus ni en Turquie ni dans d’autres pays.

Il ne s’agit pas d’une lutte « nationale » mais bien d’un lutte internationale pour un autre monde.
Aussi, nous ne permettrons pas les banderoles des organisations politique turque, ni la présence des drapeaux, ne le portrait de qui que ce soit. Tout les nationalistes de tous bords sont priés de ne pas venir déranger notre manifestation.

Nous essayons d’organiser une prise de paroles des organisations et des partis politiques français pour soutenir notre lutte. Parce ce que un autre monde, sans drapeau, sans étiquette, international et de solidarités entre les peuples est possible.

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Halte à la répression au Maroc

Communiqué de l’ATMF :

Les forces de l’ordre marocaines s’acharnent avec violence sur les manifestant-e-s du Mvt du 20 Février.

Le dimanche 26 Mai 2013, ont eu lieu, à l’appel du Mouvement du 20 Février, des manifestations pacifiques de soutien et pour la libération des prisonniers politiques au Maroc.
Ces manifestations qui se sont déroulées dans plusieurs villes du Maroc ont fait l’objet d’interventions de différentes forces de l’ordre marocaines. Elles se sont attaquées très violemment, notamment à Rabat, aux manifestant-e-s.

Ces attaques se sont soldées par de nombreux blessé-e-s et des arrestations parmi les manifestant-e-s.


– L’ATMF reste solidaire avec le combat du peuple marocain et soutient sa lutte pour la démocratie, la liberté, la dignité et la justice sociale ;

– L’ATMF condamne la violence exercée par l’Etat marocain à l’encontre des manifestant-e-s ;

– L’ATMF condamne les violences et les arrestations qui ont visé les militant-e-s des droits humains ;

– La communauté internationale doit mettre la pression sur le gouvernement marocain pour libérer tous les prisonniers politiques ;

– L’Union Européenne doit cesser sa protection et sa complicité envers ce gouvernement qui ne respecte aucunement la charte universelle des droits de l’Homme.

Le Bureau National de l’ATMF

Paris, le 27 mai 2013

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ATMF : Condoléances suite au décès du militant Abdelmoumen Chbari

Cher-e-s camarades et ami-e-s,

Suite au décès de notre camarade et ami Abdelmoumen CHBARI, les militantes et les militants de l’ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France) présentent leurs sincères condoléances à sa famille, à ses camarades et à ses ami-e-s.

Le militant Abdelmoumen CHBARI, membre de la direction de la Voie Démocratique, ancien prisonnier politique, a consacré toute sa vie et son combat à lutter contre le makhzen, contre la dictature marocaine, et à se battre pour la liberté et la dignité du peuple marocain.

Le mouvement progressiste marocain, le peuple marocain, perd aujourd’hui, prématurément, l’un de ses combattants les plus sincères et les plus fidèles aux valeurs du progrès, de la liberté et de la démocratie.

Le Bureau National de l’ATMF

Paris, le Vendredi 24 Mai 2013