Non à l’acharnement envers Ahmed Chahid et Ahmed Chaïb

vendredi 8 décembre 2006

Ahmed Chahid et Ahmed Chaïb, les plus anciens prisonniers politiques du Maroc, luttent depuis 1983 pour faire respecter les droits dus à leur statut : droit à un parloir sans séparation entre visiteurs et visités, droit aux visites des familles et amis, droit aux soins médicaux extérieurs, lorsque la prison ne dispose pas d’unités de soins appropriés.

Malheureusement ces droits ont été bafoués, un à un, depuis quelques semaines. Mais la situation a encore empiré : le 27 novembre dernier les deux hommes ont été menottés, battus et transférés à la prison de Salé. Ils sont mis dans une sorte de cachot, sans eau, sans nourriture et sans couvertures. Ce qui les a poussé à risquer leur vie en entamant une grève de la faim illimitée à partir d’aujourd’hui.

La nouvelle direction de la prison d’ « Oukacha » à Casablanca a fait démolir récemment, sans le remplacer, le parloir réservé aux prisonniers politiques. Ceux-ci sont donc privés de lieu calme pour recevoir la famille proche dans des conditions humaines. Pourtant, les locaux vides ne manquent pas en prison. Les médecins qui suivent Ahmed Chahid et Ahmed Chaïb leur ont prescrit des soins urgents nécessitant un équipement que n’a pas l’infirmerie de la prison. Mais l’administration s’oppose maintenant à un transfert à l’hôpital. Or, ces transferts ont été autorisés jusque là.

Nous, associations signataires :

- Demandons aux autorités de faire cesser les abus à l’encontre de ces deux prisonniers politiques et exigeons leur retour à la prison « Oukacha », à Casablanca, lieu proche de leur famille.

- Tenons les autorités pour responsables de ce qui risque de leur arriver.
- Condamnons ces nouvelles violations des droits de l’Homme dont sont victimes ces deux hommes maintenus en prison après un procès inéquitable, comme tant d’autres, depuis bientôt un quart de siècle, alors que le Maroc officiel clame partout la fin des années de plomb.

- Soutenons leurs revendications, à savoir : 1/ la visite directe, dans un local adéquat, autorisée aux parents et aux amis ; 2/ les soins médicaux auprès de leurs médecins dans les hôpitaux si nécessaire, comme auparavant ; 3/ l’amélioration de leurs conditions de détention de celles tous les prisonniers politiques, dans le respect de leurs droits et de leur dignité.
- Nous demandons leur libération immédiate.

Associations signataires : AMF, ATMF, ASDHOM, APADM, INSTITUT MEHDI BEN BARKA, FMVJ-France.


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