N°10 / Octobre - Décembre 2003

novembre 2003

LE CHANT DES TABORS

COUREURS DE BLEDS, COUREURS D’ESPACE, BIEN SERRÉS DANS NOS DJELLABAS IL FALLUT POURSUIVRE LA CHASSE, LA NEIGE CRISSANT SOUS NOS PAS, MAIS NOUS ENTRÂMES EN ALSACE, TEINTANT DE ROUGE LE VERGLAS.

APRÈS LE RHIN, LA FORÊT-NOIRE NOUS VIT SURGIR TELS DES DÉMONS. ON SE RUAIT VERS LA VICTOIRE, PUIS, UN SOIR D’AVRIL, NOUS PLANTIONS AH, LE BEAU SOIR DORÉ DE GLOIRE !- DANS LE DANUBE NOUS FÂNIONS.

Ce chant des Tabors rapelle l’épopée de ces soldats originaires du Maghreb, et aussi, mais pour une moindre part, du reste de l’Empire. Aujourd’hui, les survivants vivent une injustice criante de la République. Les plus chanceux touchent 37,50 euros mensuels. Ceux qui arrivent à se faufiler entre les chicanes administratives des Ambassades de France, s’entassent dans l’hexagone dans des dortoirs pour sans-abri et rêvent du RMI.

Dans ce Z’Migri, la place est faite pour eux et pour la campagne que l’ATMF mène afin que justice soit faite avant qu’il ne soit trop tard.


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