Maroc : Liberté pour tous les emprisonnés du 1er mai

lundi 18 février 2008

Communiqué commun Association Marocaine des Droits de l’Homme (AMDH), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Attac France, Comité International pour la Libération des Détenus du 1er mai au Maroc, Ligue française des droits de l’Homme (LDH) et l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT).

Lors des traditionnels défilés du 1er mai 2007, ont eu lieu dans diverses villes marocaines des manifestations pacifiques. Sept manifestants ont été arrêtés à Agadir et Ksar El Kébir, membres de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), de l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs au Maroc (ANDCM) et de l’Union Marocaine du Travail (UMT). Plusieurs sit-in de solidarité ont été organisés pour protester contre ces arrestations. Celui de Béni Mellal s’est terminé par dix arrestations dont des militants d’Attac Maroc, de l’AMDH, de l’ANDCM, de l’UMT et du Forum Marocain Vérité et Justice.

De lourdes peines ont été prononcées contre ces manifestants accusés d’avoir porté et d’organiser un « rassemblement non autorisé sur la voie publique » alors qu’ils n’ont fait que porter, pacifiquement, sur la place publique, leurs revendications sociales ou exprimer leur solidarité avec les manifestants arrêtés le 1er mai.

Les organisations de défense des droits de l’Homme ne s’y sont pas trompées : il s’agit bel et bien de prisonniers d’opinion, réprimés pour avoir pratiqué leur droit de manifester pacifiquement ou d’exprimer leur solidarité avec leurs camarades. Le 6 février, la Cour suprême a reconnu la vacuité des charges retenues contre sept militants arrêtés à Béni-Mellal tout en retenant l’accusation, infondée, d’« atteinte aux valeurs sacrées » contre trois militants qui sont ainsi condamnés à un an de prison ferme.

C’est pourquoi l’AMDH, l’ATMF, Attac France, le Comité International pour la Libération des Détenus du 1er mai au Maroc, la LDH et l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme expriment leur vive préoccupation devant ces condamnations et dénoncent l’emprisonnement des militants concernés. Elles expriment leur solidarité avec les manifestants inculpés et demandent la libération immédiate et inconditionnelle de tous les emprisonnés du 1er mai au nom du respect de la liberté d’expression et des conventions internationales signées par l’Etat marocain.

Paris, Genève, le 14 février 2008.

Association des Travailleurs Maghrébins de France

10, rue AFFRE 75018 - Paris

tél : 01.42.55.91.82 / fax : 01.42.52.60.61 E.mail : national@atmf.org Site : www.atmf.org


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