L’ATMF soutient les luttes estudiantines au Maghreb

jeudi 26 février 2009

En guise de négociations, les régimes maghrébins ont fait le choix de s’acharner contre la jeunesse étudiante pour faire passer en force des réformes douteuses. Toute contestation est criminalisée

Au Maroc, 11 étudiants de l’université de Marrakech croupissent en prison depuis mai 2008. leur procès est prévu le 26 février. Leurs familles qui multiplient les actions de protestations depuis leur arrestation comptent observer une grève de la faim le jour de leur procès, pour exiger leur libération.

A Fez, le 23 février 2009, 100 étudiants ont été arrêtés, 75 parmi eux passeront devant le procureur. A l’origine, il y avait un mouvement de protestation dans l’université contre un projet de loi visant à terme la privatisation de l’enseignement. Les forces de police se sont introduites dans trois facultés de la ville, elles ont pourchassé, agressé et humilié les étudiants.

En Tunisie : 5 militants du syndicat étudiant UGET ont entrepris une grève de la faim illimitée depuis le 11 février dernier, pour s’élever contre leur exclusion de l’université et exiger leu réintégration. Les étudiants tunisiens syndiqués sont constamment harcelés, condamnés et bien sûr exclus de l’université.

En Algérie, les lycéens algérois ont fait grève pendant plusieurs jours le mois passé pour protester contre la surcharge des programmes scolaires, ils ont été rejoints par les lycéens de Constantine

Le 21 février, lors d’un rassemblement devant la direction de l’éducation, les forces de l’ordre ont matraqué des dizaines d’entre eux

Ces luttes légitimes ne sont qu’une réponse logique aux gouvernements maghrébins qui ne laissent d’autres issues à leurs jeunesse que la Hogra (humiliation) ou la Harga (immigration clandestine).

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France tient à exprimer son entière solidarité avec les luttes étudiantes au Maghreb.

Elle exige des autorités en place

- le respect des la liberté d’organisation et de manifestation

- La réintégration des étudiants exclus

- la libération des étudiants détenus et l’abandon des poursuite dont il font l’objet.

Paris le 25 février 2009

Pour l’ATMF, le président, Driss El Kerchi


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