L’ATMF SOLIDAIRE AVEC LES DEMOCRATES TUNISIENS

vendredi 4 novembre 2005

Depuis le 18 octobre, huit personnalités tunisiennes responsables politiques et associatifs en entamé une grève de la faim. Il s’agit de : Ahmed Néjib Chebbi, secrétaire général du parti démocratique progressiste, Hamma Hammami, porte-parole du parti communiste des ouvriers de Tunisie, M. Abderraouf Ayadi, vice-président du congrès pour la République, Ayachi Hammami, président du comité de soutien à Me Mohamed Abbou et secrétaire général de la section de Tunis de la ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme, Lotfi Haji, président du syndicat des journalistes tunisiens, Mohamed Nouri, président de l’association internationale de soutien aux prisonniers politiques, Mokhtar Yahyaoui, juge et président du centre de Tunis pour la défense de l’indépendance de la magistrature, Samir Deilou, membre de l’association internationale de soutien aux prisonniers politiques.

Cette grève survient à quelques jours de l’organisation du sommet mondial de la société d’Information en Tunisie (SMSI), dans un climat marqué par la recrudescence des violations des libertés fondamentales : interdiction des congrès de la ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme et du syndicat des journalistes, destitution de la direction de l’association des Magistrats et harcèlement des avocats comme en témoigne la condamnation de l’avocat défenseur des droits humains Me Mohamed Abbou.

Dans le chapitre des atteintes à la liberté d’information et d’expression, la presse indépendante est muselée, Internet est sous surveillance et des jeunes tunisiens tels les internautes de Zarzis sont condamnés à de lourdes peines pour s’être connectés à Internet.

Les grévistes revendiquent le respect du droit d’organisation politique et associative, le respect de la liberté de presse et d’information, la libération de tous les détenus politiques et la promulgation d’une loi d’amnistie générale.

Leurs revendications ont reçu un soutien très large dans l’opinion publique nationale et internationale avec la constitution de comités de soutien dans plusieurs régions en Tunisie, en France, au Maroc...

Comme à l’accoutumé, le pouvoir tunisien n’a pas daigné examiner avec sérieux les revendications des grévistes, mais a répondu par une forte présence policière autour du lieu de la grève, la coupure des lignes de téléphone et du courrier électronique, ainsi que par une campagne de dénigrement relayée par les médias et la presse aux ordres visant les grévistes, les traitant de « simples ennemis de leur pays aux ordres de puissances étrangères ».

L’association des Travailleurs Maghrébins de France :
-  se déclare partie prenante de toutes les initiatives de solidarité
-  exprime toute sa solidarité avec les grévistes de la faim et leurs revendications
-  tient pour responsable le gouvernement tunisien de toute détérioration de la santé des grévistes.
-  demande l’intervention urgente du président français Jacques Chirac auprès de son homologue tunisien pour lui rappeler que « le droit à manger » ne signifie pas le droit à la répression.

A Paris le 04 /10/2005

Le président Nouredine Mahloul


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