Ali Ziri : 6 heures pour la vérité et la justice, samedi 12 décembre 2009

samedi 12 décembre 2009

NON AUX VIOLENCES POLICIERES

Les violences policières commises en France, liées au délit de faciès, ne datent pas d’aujourd’hui. Les plus âgés se souviennent du 17 octobre 1961 et des jours qui suivirent où des lgériens ont été torturés, tués et jetés à la Seine.

Des centaines d’’autres ont encore en mémoire les bavures policières qui ont conduit à la mort de Malik Oussekine à Paris (1986), d’Aïssa Ihich à Mantes-la-Jolie (1991), de Mohamed Saoud à Toulon (1998), de Sydney Mamoka à Tourcoing (1998), de Ziad et Bouna à Clichy-sous-Bois (2005), de Mohssine et Larhamy à Villiers-le-Bel (2007), de Lamine Dieng à Paris (2007), de Hakim Adjimi à Grasse (2008)…

La liste est trop longue pour être énumérée dans sa totalité. On dénombre plus de 300 jeunes morts, ces vingt dernières années, à la suite d’interpellations policières musclées. Même les Chibanis (seniors immigrés) ne sont pas épargnés.

Le 9 juin 2009, Ali Ziri, 69 ans, et son ami Arezki Kerfali, 61 ans, ont été arrêtés et – comble de l’ironie – tabassés par trois policiers âgés entre 21 et 28 ans. Ali Ziri tombe dans le coma et finit par mourir le 11 juin dernier à l’hôpital d’Argenteuil. Une première autopsie concluait à une mort par “hypertrophie cardiaque”. Le parquet de Pontoise décida alors de classer l’affaire en considérant qu’il n’y avait pas eu de violences policières.

Devant la pression citoyenne, qui a fini par alerter les médias, le procureur de la République de Pontoise est revenu sur sa décision pour ordonner des investigations complémentaires. Un juge d’instruction a été nommé et une contre-expertise a révélé, le 17 juillet dernier, que ce sont bien des coups qui ont tué Ali Ziri. Des traces d’hématomes de 12 à 17 cm ont été relevées sur tout le corps du défunt. Un réquisitoire supplétif “pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner” a été délivré, début octobre, au juge d’instruction en charge de ce dossier.

Malgré ces faits accablants, les policiers impliqués dans cette affaire continuent toujours d’exercer leurs fonctions au commissariat d’Argenteuil et déambulent en toute impunité dans les rues de la ville. Le collectif a décidé d’amplifier la mobilisation citoyenne en organisant une table ronde ayant pour thème “les violences policières d’hier et d’aujourd’hui”.

Lors de cette rencontre, des membres du collectif prendront la parole pour rétablir les faits et exiger que les policiers, auteurs de ces violences, soient suspendus, jugés et condamnés. Le tout en lien avec la présence des familles et des témoins de violences policières de ces dernières années en France, de personnalités publiques, de juristes, de sociologues et des associations, qui interviendront également pour évoquer les nombreuses mobilisations actuelles et futures contre les violences policières.

RENCONTRE du 12 DÉCEMBRE 2009

de 17 h à 23 heures - Salle SAINT-JUST (Place Saint-Just) sur la dalle, près de la Gare du Val-d’Argent.

Contact : ATMF : 01 39 82 81 48 - atmfargent@yahoo.fr - www.atmf.org 17 heures

- Projection du Film – REGARDE à VUE sur l’Affaire ABDELHAKKIM AJIMI, mort à 22 ans, suite à une clé d’étranglement. avec les Victimes et Témoins des Violences policières,

- Collectifs locaux invités, le Point sur l’Affaire Ali ZIRI, Poème dit par AÏT MENGUELLET

- suivi d’une Pause Casse-croûte, vente de T-Shirts au profit du Collectif Ali ZIRI.

- 20 heures : Projection du Film – Les FIGUIERS BLANCS les Bidonvilles à ARGENTEUIL Les Répressions policières pendant la Guerre d’ALGÉRIE en France.

- 20 heures 40 : DÉBAT LES VIOLENCES POLICIÈRES avec :

SAÏD BOUAMAMA, sociologue militant engagé dans les luttes de l’Immigration pour l’Égalité réelle des Droits en France,

MEDHI LALAOUI, (sous réserve), écrivain, cinéaste président de l’association Au NOM de la MÉMOIRE, MAURICE RAJSFUS, historien militant, président de l’Observatoire des Libertés publiques,

ÉVELYNE SIRE-MARTIN, (sous réserve), magistrate, ex-présidente du Syndicat de la Magistrature, membre de la Fondation Copernic,

- SAMI SKANDER, avocat en charge du dossier ALI ZIRI, spécialiste du Droit des Étrangers et du Droit pénal.

Les membres du collectif (premiers signataires) : AC le feu, AMABVO, Alternative Libertaire, Argenteuil Plurielle, ASDOM, ATMF, CIVIC, CGT, FTCR, GISTI, JC 95, Les verts, LO, MIB, MIR, MJS 95, MQJS, MRC, NPA, PCF, PCOF, PG, SDAE, Résidents Foyer Remparts, PS Argenteuil, PS 95, Proches et amis d’Ali Ziri, Proches et amis d’Arezki Kerfali…


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