Association des Travailleurs Maghrébins de France
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Soirée de clôture du Festival international du film des Droits de l’Homme à Strasbourg

L’ATMF Strasbourg vous invite à participer à la soirée de clôture du Festival International du Film des Droits de l’Homme (FIFDH). Dont le Collectif d’Ailleurs nous sommes d’ici (dont fait partie l’ATMF Strasbourg) est partenaire.

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Le Film « Qui a tué Ali Ziri ?  » de Luc Decaster sera projeté le mercredi 25 novembre 2015 à 20h à la Maison des Associations de Strasbourg* dans le cadre de ce festival.

Résumé du film :

Ali Ziri, un homme de 69 ans, décède le 11 juin 2009 après son interpellation par la police nationale à la suite d’un contrôle routier à Argenteuil. «Arrêt cardiaque d’un homme au coeur fragile», déclare le Procureur de Pontoise. Appuyant la famille qui vit en Algérie, un collectif d’Argenteuillais demande une contre-expertise. Deux mois plus tard l’institut médico-légal révèle 27 hématomes sur le corps d’Ali Ziri. Pendant cinq années, le cinéaste a suivi les pas de ceux qui demandent « Justice et vérité » après cette mort, ignorée des médias, mais que certains considèrent comme un lynchage digne des pires périodes de l’histoire. Au-delà d’une affaire de justice, Luc Decaster s’est attaché à représenter ce qu’une telle affaire suscite à l’intérieur d’une ville de banlieue ordinaire.
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La projection sera suivie d’un débat en présence de Fouzia HAMHAMI du Collectif « Justice et Vérité pour Ali Ziri« . La famille de Hocine Bouras sera également présente pour témoigner. Nous rappelons que Hocine Bouras a été tué d’une balle dans la tête, par un gendarme volontaire, lors de son transfert de Strasbourg vers Colmar le 26 août 2014.

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Communiqué du CNPJDPI : « La liberté d’expression n’est pas un délit ! »

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Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens

La liberté d’expression n’est pas un délit

La violation du droit international en est un !

Douze militants de la cause palestinienne viennent d’être condamnés pour avoir appelé au boycott des produits en provenance d’Israël et de ses colonies illégales, devant un magasin Carrefour à côté de Mulhouse, en soutien à l’appel lancé par des ONG palestiniennes et des forces progressistes israéliennes.

Il est révoltant et indigne de notre démocratie, qu’en l’absence de toute violence,  de tout propos raciste,  de toute plainte déposée par le magasin, des citoyens appelant à une action pacifique pour faire respecter le droit international et les droits des Palestiniens fassent l’objet d’une telle condamnation.

C’est malheureusement là une exception française. Car en France, les circulaires Alliot-Marie et Mercier promulguées en 2010 assimilent indûment l’appel au boycott des produits israéliens à une incitation à la discrimination contre une nation, ce qui permet au parquet de condamner des militants pacifistes agissant pour que l’État d’Israël respecte et applique le droit international, les résolutions de l’ONU et les conventions de Genève. Aucun autre pays que la France et Israël ne pratique un tel amalgame.

L’Histoire se charge de nous rappeler que c’est en grande partie grâce au boycott, qu’en d’autres temps et avec l’appui du ministre des Affaires étrangères de l’époque, M. Laurent Fabius, un embargo commercial imposé à l’Afrique du Sud raciste avait conduit à la libération de Nelson Mandela et à la fin de l’apartheid. Le droit international pour faire respecter les droits nationaux du peuple palestinien n’a-t-il pas la même valeur que celui pour libérer l’Afrique du Sud de l’apartheid ?

Le jugement par la Cour de Colmar, confirmé par l’arrêt de la cour de cassation du 20 octobre 2015 constitue en délit punissable par la loi, l’appel au boycott des produits israéliens en qualifiant cette action citoyenne, «de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, ou une religion déterminée ».

Ce sont des atteintes graves aux libertés et criminaliser l’appel à des actions de boycott à l’encontre d’Israël, conduit à punir les défenseurs du droit et à encourager ceux qui le violent. Ce ne sont pas ces militants mais l’État d’Israël qui bafoue la légalité internationale et qui, à ce titre, mériterait d’être poursuivi, condamné et sanctionné comme le demandent les Palestiniens à la Cour pénale internationale !

Aussi, le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens composé d’organisations qui sont profondément attachées à la démocratie dans notre pays,

  • Condamne fermement ces atteintes à la liberté d’expression des citoyens,
  • Se déclare pleinement solidaire des douze militants inculpés et soutient leur recours auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme,
  • Réfute totalement l’amalgame grossier entre l’intervention citoyenne pour l’application du droit international et l’antisémitisme, la haine ou la violence,
  • Réaffirme que le gouvernement français se doit de porter cette exigence de l’application du droit international et à ce titre doit au plus vite abroger les circulaires Alliot-Marie et Mercier qui font de ses défenseurs des délinquants.
  • Demande à la France de prendre la décision d’interdire l’entrée sur le marché français de produits en provenance des colonies illégales au regard du droit international.
  • Insiste à nouveau pour que l’accord d’association entre l’Union Européenne et Israël soit suspendu tant qu’Israël n’agira pas en conformité avec le droit international comme le prévoit l’article 2 de cet accord.

 

 

Signataires membre du CNPJDPI :Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – AFD International – AILES Femmes du Maroc – Alternative Libertaire (AL) – Américains contre la guerre (AAW) – Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) – Association France Palestine Solidarité (AFPS) – Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) – Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) – Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) – Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) – Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) – Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) – Cedetim / IPAM – Collectif des Musulmans de France (CMF) – Collectif Faty Koumba : Association des Libertés, Droits de l’Homme et non-violence – Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) – Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) – Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) – Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) – Droit-Solidarité – Ensemble – Europe Ecologie les Verts (EELV) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Forum Palestine Citoyenneté – Gauche Unitaire (GU) – Génération Palestine – La Courneuve-Palestine – le Mouvement de la Paix – les Femmes en noir – Ligue des Droits de l’Homme (LDH) – Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL) – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) – Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Organisation de Femmes Egalité – Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti Communiste Français (PCF) – Parti de Gauche (PG) – Parti de l’émancipation du peuple – Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Socialistes pour la Paix – Sortir du colonialisme – Une Autre Voix Juive (UAVJ) – Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) – Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS-France) – Union Juive Française pour la Paix (UJFP) – Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) – Union syndicale Solidaires

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Appel à manifester le 22 novembre / migrant-e-s : bienvenue !

Nous vous informons qu’en raison des événements du 13 novembre 2015 survenus à Paris, la préfecture de police a décidé de l’interdiction de la tenue de cette manifestation.

 

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Un drame se déroule aux portes de l’Europe. Fuyant les guerres et les crises des millions de personnes quittent leur pays. Des milliers d’entre elles viennent trouver refuge vers l’Europe. La seule réponse qui leur est faite est la fermeture des frontières.

Des drames se déroulent aussi au coeur de l’Europe. Aujourd’hui à Calais près de 7000 personnes vivent dans des conditions effroyables, tandis qu’à Paris nombre de migrantEs se retrouvent à la rue. Nous ne pouvons accepter que des gens soient condamnés à vivre dans de telles conditions.

Nous dénonçons les politiques françaises et européennes qui créent des situations à Calais comme aux portes de l’Europe.

Nous demandons immédiatement des conditions d’accueil dignes pour tous et toutes. Qu’ils/elles soient nomméEs réfugiéEs, migrantEs ou sans-papiers, nous exigeons des droits égaux pour touTEs, des titres de séjour, l’accès aux soins et au logement.

Aujourd’hui l’Europe a fait preuve de son incurie. Il faut supprimer le règlement de Dublin et démanteler Frontex qui sont les premières causes des drames que vivent aujourd’hui les migrants.

NOUS APPELONS A MANIFESTER LE DIMANCHE 22 NOVEMBRE 2015 A 15H

Au départ de la place de la Bastille (arrivée Place de la République)

Premiers signataires : ATMF, Attac, CGA, CGT Educ’action 93, CNT-RP (Union des syndicats CNT de la région parisienne), Collectif des Sans Voix Paris 18, Collectif 20e solidaire avec les migrants, Droits devant !!, Ensemble !, EuroPalestine, Fasti, Fédération anarchiste, Femmes égalité, Gisti, IJAN, LDH (fédération de Paris), Mouvement Utopia, MRAP (fédération de Paris), NPA, PCF, PCOF, PG, RESF, SNPES-PJJ-FSU IDF, STRASS, Sud éducation, UD CGT Paris, UJFP, Union syndicale Solidaires

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Découvrez le livre Ibdihi, parcours d’un Marocain de Renault-Billancourt à l’Olympia (1968-1987)

Un livre de Youssef Haji

« Largement illustré de photos, archives et documents exclusifs, l’ouvrage IBDIHI a la particularité de montrer la réalité d’une vie d’immigré marocain dans les usines Renault-Billancourt dans sa globalité : la solidarité, les fêtes, l’exploitation, le racisme, l’humiliation. La liaison entre la vie de l’usine et l’extérieur qui comptait énormément pour un migrant dont la famille était au pays y est formidablement traitée.

Youssef Haji, spécialiste en collecte de paroles de migrants, avec sobriété, sans excès, rappelle et fait revivre cette période très complexe tant au Maroc qu’en France.

D’ouvrier chargé du contrôle des véhicules, Mostafa devient aussi imprésario. La journée, en blouse verte chez Renault, le soir en smocking en compagnie des stars du moment… Mostafa Ibdihi – l’ouvrier et l’imprésario – fut omniprésent dans le soutien à la dignité des travailleurs immigrés et bien après son départ de l’ « Usine », il continue à entretenir la promotion des cultures du Maghreb comme lien social. »

Pour découvrir le livre et rencontrer l’auteur :

Jeudi 12 novembre à Librairie Résistances à 19h (4 Villa Compoint, Paris 17e, Métro Brochant ou Guy Môquet).
 
Vendredi 13 novembre à Nancy avec le Site Maglore et Khamssa (Info :09 54 24 17 82 portable : 06.28.63.08.01)
 
Samedi 14 novembre à Poitiers avec Migrinter et Toit du monde (Info : accueil@toitdumonde-csc86.org).
 
Dimanche 15 novembre à Ygrec, Galerie de l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy (20 rue Louise Weiss à Paris 13e)

 

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Evénement 8 heures pour Gaza à Nancy

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8 HEURES POUR GAZA
SAMEDI 14 NOVEMBRE à partir de 16H00
SALLE YVES COPPENS, allée de Marken à VANDOEUVRE
Depuis huit ans, en violation de la Quatrième Convention de Genève et du Droit International Humanitaire qui le prohibent (art. 50 du Règlement de La Haye de 1907, art. 33 de la IVe Convention de Genève), Gaza vit sous un blocus terrestre, aérien et maritime imposé par Israël qui ruine l’économie et empêche toute vie normale.
Vous n’avez pas oublié que du 8 juillet au 26 aout 2014 une agression israélienne de grande ampleur a frappé Gaza déjà assiégée de tous côtés avec pour bilan: 2 200 morts, 11 000 blessés, des milliers d’orphelins et d’handicapés, 100000 Gazaouis sans logement…
Devant cette tragédie humaine, nous vous invitons à participer aux 8 heures de Gaza en solidarité avec les Gazaouis mais aussi pour une rencontre avec le Docteur Zouhair Lahna, médecin marocain.
Depuis 1999 il a participé à des missions humanitaires aux Comores, en Afghanistan, au Congo, en Ethiopie, en Lybie et même au Maroc , son pays d’origine.
Il était à Gaza pendant les 51 jours de guerre où il a tenté tant bien que mal de sauver des vies dans les blocs opératoires d’Aal-Shifa, le plus grand hôpital de Gaza.
C’est donc un témoignage exceptionnel sur la réalité de la situation à Gaza, qui à ce jour a quitté les écrans des médias, que nous vous proposons d’entendre.
PROGRAMME
  • À 16 h, le docteur Zouhair Lahna, médecin marocain, en mission à Gaza, pendant l’opération « Bordure protectrice »en été 2014, témoignera des difficultés des Gazaouis et de la situation sanitaire et humaine qu’ils subissent. Entrée libre.
  • Après le débat, un repas convivial (couscous, thé, café, gâteaux, eau). Tarif libre plein : 15 euros. Tarif étudiants et demandeurs d’emploi : 10 euros. Vin et autres boissons en sus.
    Don supplémentaire laissé à votre appréciation.
  • À partir de 20 h, scène ouverte aux musiciens et artistes. Entrée libre.
Les bénéfices et dons de cette soirée seront versés au financement de la Ludothèque du Camp de réfugiés de Khan Younes à Gaza qui concerne 500 enfants.
Ce projet est soutenu par le Comité populaire des Réfugiés, l’ONG palestinienne EJE (Enfance, Jeux et Éducation), des groupes locaux de l’Association France Palestine Solidarité et le Consulat de France.
Vous pouvez réserver votre repas à l’adresse suivante : <yveslubraniecki@yahoo.fr> ou SMS au 06 60 77 63 77 et envoyer votre chèque à Yves Lubraniecki, 181 rue de la grange aux Moines 54600 VILLERS-LÈS-NANCY à l’ordre de AFPS de Lorraine Sud. ATTENTION ! Votre réservation ne devient définitive qu’à réception de votre paiement !
Le Collectif pour la Palestine : Association Citoyenne Front de Gauche 54, Association France Palestine Solidarité de Lorraine Sud (AFPS), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF),Comité Catholique contre la Faim et pour le développement (CCFD), FSU 54, Mouvement Ensemble ! du Front de Gauche 54, Mouvement pour une Alternative Non Violente (MAN), Sud Solidaires, Une Autre Voix Juive (UAVJ), Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

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Semaine de la solidarité internationale de l’ATMF BHL

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Dans le cadre de la Semaine de la Solidarité internationale, l’ATMF-BHL vous propose une série d’activités du 13 au 22 novembre 2015.

Programme de la Semaine à Saint-Avold :

13 novembre : Café-débat « Identité-Racisme » (à la MJC-Chapelle)

14 novembre : Ouverture de la manifestation (à La petite salle l’Agora)

Les 14 et 15 novembre : Rencontre livre et écrivains / coin détente et rencontre / exposition « Les migrations » (à La petite salle l’Agora)

14 novembre : théâtre « Je suis un homme » (IUT Saint Avold)

16 et 20 novembre : exposition « Paroles de réfugiés » (MJC Clémenceau)

18 novembre : vernissage de l’exposition (MJC Clémenceau)

19 novembre : projection du film « Citizenfour » (IUT Saint Avold)

21 novembre : 15e Marche de la solidarité (à la Salle des Congrès)

21 novembre : concert arabo-andalouse, africain et reggae « Alouns, Le Congolais et Djembe » (à la MJC Chapelle)

22 novembre : Marche de la Solidarité (à la Salle des Congrès)

22 novembre : clôture de la semaine (à la Salle des Congrès)

 

Programme : Affiche 05-11-2015

 

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Compte-rendu de la manifestation pour l’avenir des foyers du 6 novembre

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Communiqué

 LA MANIFESTATION DU 6 NOVEMBRE 2015

UNE MANIFESTATION TRÈS RÉUSSIE, QUELQUES AVANCÉES…

LE COMBAT CONTINUE !

Nous étions nombreux, plus de 500 : délégués, résidents et sans-papiers des foyers, associations dont le Copaf et Droits devant!! et syndicats a manifesté hier, vendredi 6 novembre de Saint-Germain-des-Prés jusqu’au Ministère du Logement.

Une manifestation dynamique et motivée. Une mobilisation qui démontre parfaitement la révolte et l’inquiétude des résidents vivant dans les foyers que les gestionnaires laissent pourrir avant leur réhabilitation ou dans les nouvelles résidences sociales, machines de guerre pour casser ces lieux de vie qui existent depuis 50 ans et les transformer en fourre-tout de la misère sociale en expulsant et excluant peu à peu les travailleurs immigrés.

Une délégation a été reçue par le Ministère du Logement :  

1° point : nous voulons un décret d’application de la loi Alur sur la reconnaissance des comités de résidents qui leur donne de vraies compétences et de réels moyens.

Réponse : un projet de décret vient d’être rédigé, il nous sera communiqué et une table ronde sera organisée le 2 décembre 2015 entre les gestionnaires, le Copaf et les représentants des Coordinations sous la direction du Ministère

2° et 3° points : nous voulons le droit à la vie privée, le droit d’héberger, d’avoir sa propre serrure et donc l’abolition du décret de novembre 2007 ; nous voulons le droit à la vie collective, point fondamental reconnu dans les textes et la publicité des bailleurs mais refusé dans la pratique par les gestionnaires dans les FTM réhabilités.

Réponse : ces demandes sont légitimes, nous allons organiser d’ici fin janvier une ou des réunions avec vous et lesdits gestionnaires sur ces points pour être plus en phase avec ces 2 grands principes du droit à la vie privée et de l’existence d’espaces collectifs.

4° point : nous voulons que les résidences sociales issues des FTM des zones tendues relogent prioritairement les travailleurs immigrés suroccupants, qu’il y ait dans la loi la reconnaissance de résidences sociales spécifiques.

         Réponse : c’est impossible !

 

Merci à tous les délégués qui se sont mobilisés, à leurs comités de résidents et à leurs Coordinations (Adef, Adoma, Coallia, Lerichemont), merci à tous les signataires et participants de cette manifestation (ATMF, Attention Chantier, Bagagérue, DAL, Droits Devant !!, EVTC, LDH, MRAP, REC…) et  aux syndicalistes présents.

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Lettre ouverte au Président Hollande de Des Ponts Pas Des Murs

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ACTION COLLECTIVE

Lettre ouverte au président de la République à propos du sommet de La Valette des 11 et 12 novembre 2015

A la veille du sommet international qui se tiendra à La Vallette (Malte) les 11 et 12 novembre pour examiner les questions relatives aux migrations avec les pays africains et d’autres pays concernés au premier plan, quarante-cinq organisations interpellent le Président de la République. Dans une lettre ouverte, elles demandent à la France et à l’Union européenne de ne pas sous-traiter leurs obligations internationales à l’égard des migrants et des demandeurs d’asile à des États qui ne respectent pas les libertés et droits fondamentaux, ni d’instrumentaliser la solidarité internationale et l’aide au développement à des fins de contrôle migratoire.

 

Paris, le 9 novembre 2015

Monsieur le Président de la République,

Nos organisations vous ont alerté à plusieurs reprises au cours des derniers mois à propos de l’urgence à agir afin que cessent l’hécatombe, les souffrances et les dénis de droits des migrants tentant de fuir leurs pays et de rejoindre l’Union européenne. Lorsque, après avoir demandé à vous rencontrer à ce sujet, nous avons été reçus par vos conseillers, le 18 septembre dernier, nous leur avons fait part de nos plus vives inquiétudes au sujet du sommet euro-africain organisé à La Valette (Malte) les 11 et 12 novembre prochain. Ces inquiétudes sont confirmées. La préparation de cette conférence, peu transparente et non inclusive de la société civile, qui ne pourra pas être présente lors du sommet, s’appuie « sur les processus de coopération existant entre l’Europe et l’Afrique, en particulier les processus de Rabat et de Khartoum sur les migrations, et sur le dialogue UE-Afrique sur la migration et la mobilité ». Elle augure donc d’une aggravation des logiques d’externalisation du traitement de la demande d’asile et d’instrumentalisation des politiques d’aide au développement, à des fins de contrôles migratoires, que nous dénonçons de longue date.

Nous sommes d’autant plus alarmés que dans son « plan d’action sur les retours » adopté le 9 septembre dernier, la Commission européenne a clairement exprimé ses objectifs. Alors que nous attendions de l’Union européenne qu’elle mette tout en œuvre pour accueillir dignement les réfugiés arrivés à ses portes et prenne enfin les mesures (ouverture de voies d’accès légales…) qui permettent aux personnes contraintes de fuir les conflits de le faire sans se mettre en danger, le programme de la Commission vise avant tout à « améliorer l’efficacité [du] système de retours des migrants en situation irrégulière ». Et ce, alors même que parmi ces derniers peuvent se trouver des demandeurs d’asile n’ayant pu faire valoir leurs droits.

Le sommet de la Valette est annoncé comme un moment décisif pour traiter de la question des accords et clauses de réadmission des personnes en situation irrégulière, mise en balance avec l’ensemble de la politique d’aide et de coopération de l’Union européenne. Derrière les « incitations » et la nécessité de « stimuler » un certain nombre de pays d’Afrique de l’Ouest, de l’Est et du Nord (plus particulièrement ciblés) se cache une véritable politique de chantage : alors que les sommes allouées à l’aide au développement atteignent un seuil historiquement bas (0,4% du PIB à l’échelle de l’UE, l’objectif de 0,7% n’étant atteint que par les pays scandinaves et la Grande-Bretagne), particulièrement en France, c’est une nouvelle forme de conditionnalité de l’aide qui est imposée. Le « principe » du « more for more, less for less » semble en être la clef de voûte : plus d’aide pour les pays qui contribueraient activement à la politique de retours, moins pour ceux qui seraient sensibles aux droits et intérêts des migrants. Nos associations s’inquiètent aussi qu’une part croissante des sommes destinées au développement soient en fait utilisées à des fins de contrôle des frontières et de coopération dans la lutte contre les départs dits irréguliers (au mépris du « droit à quitter tout pays y compris le sien » garanti par l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme). Ces détournements des objectifs de l’aide au développement, dénoncés de longue date, pourraient être encore amplifiés par la prééminence absolue donnée à l’augmentation du nombre de retours « volontaires » ou forcés.

La plupart des États africains qui sont parties prenantes au sommet de la Valette ne s’y sont pas trompés et ont dénoncé des « négociations » menées au prisme de l’obsession migratoire des pays de l’UE, sans tenir compte de leurs propres intérêts : les migrations sont aussi facteur de développement, et vouloir les entraver ne peut que contribuer à l’affaiblissement des droits et des opportunités des citoyens de la planète. Les documents de travail successifs destinés à préparer le « plan d’action » qui devra être adopté à l’issue du sommet de la Valette portent la marque de ces préoccupations, par le rappel de quelques grands principes sur les apports des migrations au développement ou sur la nécessité de promouvoir des canaux légaux de migration. Pourtant, au moment même où l’UE fait pression sur les rares pays, tels la Turquie, qui accordent relativement facilement des visas aux ressortissants des pays du Maghreb ou d’Afrique subsaharienne, on peut douter de la réelle volonté de mettre la politique des visas dans la balance des négociations.

Plus grave encore, certains axes du projet de « plan d’action » du sommet de La Valette risquent de porter atteinte aux droits des migrants et des demandeurs d’asile. La volonté d’externaliser la politique d’asile et d’immigration y est particulièrement marquée, au prix d’une collaboration avec des États où les atteintes aux droits fondamentaux sont telles qu’elles alimentent un véritable exode.

Sachant que les pays impliqués dans le processus de Khartoum (dont le Soudan et l’Érythrée) le sont aussi dans le sommet de la Valette, les plus grandes inquiétudes sont permises face à certaines mesures préconisées : des fonctionnaires des pays d’origine seraient ainsi requis pour aller valider les identités des personnes retenues dans des États de l’UE (par exemple en Italie ou en Grèce, dans les « hotspots ») pour faciliter leur expulsion. Ces « coopérations » au mépris du droit et de la sécurité des demandeurs d’asile, même déboutés, seraient aussi une forme de contrepartie à la présence renforcée d’agents de liaison et d’agences de l’UE dans les aéroports et autres lieux de départ. Le « centre multimodal » qui doit être construit à Agadez est emblématique de cette exploration des objectifs, méthodes et agences de l’UE dans des pays tiers. Il est pensé comme un lieu d’information (sur les dangers de l’émigration) et d’identification des migrants, mais aussi comme un éventuel centre « d’accueil » pour les expulsés d’Europe et d’autres pays. L’UE s’apprête donc à impulser la création d’un nouveau camp dans une région où il sera particulièrement difficile de vérifier les normes minimales en matière d’accueil et de faire respecter les droits fondamentaux des personnes hébergées ou retenues.

Cet affaiblissement des droits est au cœur même de la logique d’externalisation que nous dénonçons. Nous aurions aimé vous entendre partager les préoccupations sur lesquelles nous vous avons alerté à de nombreuses reprises. Votre discours du 7 octobre dernier a clairement montré que nous n’avions pas été entendus : « c’est en Turquie que les réfugiés doivent, autant qu’il est possible, être accueillis » avez-vous déclaré devant le Parlement européen, alors même les capacités d’accueil de ce pays (avec plus de 2,2 millions de réfugiés syriens !) ainsi que celles de nombreux pays du sud de la Méditerranée sont depuis longtemps dépassées.

La France et l’UE ne doivent pas sous-traiter leurs obligations internationales ni faire en sorte que leurs politiques soient prises en charge par des États qui ne respectent pas les libertés et droits fondamentaux. La solidarité internationale et l’aide au développement doivent retrouver leurs significations profondes et cesser d’être détournées à des fins qui vont à l’encontre des droits et aspirations des populations les plus vulnérables, en particulier les migrants. Puisse cette voix être portée par la France au cours du prochain sommet de la Valette !

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre très haute considération.

Liste des signataires

ACAT-France (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture)
ACORT ((Association citoyenne des originaires de Turquie)
Action Tunisienne
ADTF (Association Démocratique Tunisienne de France)
AMF (Association des Marocains en France – fédération)
ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France)
Anafé (Association Nationale d’Assistance aux Frontières pour les Étrangers)
APSR (Association des Travailleurs Maghrébins de France)
CASAS (Collectif d’Accueil aux Solliciteurs d’Asile à Strasbourg)
Ccfd-Terre Solidaire
CEDETIM
CISPM (Coalition internationale des Sans-papier Migrants)
CSP 75 Coordination 75 de lutte pour les sans papiers
CRID (Centre de Recherche et d’Information pour le Développement)
Dom’Asile
Emmaus France
Emmaüs Europe
Emmaüs International
FASTI (Fédération des associations de solidarité avec tous-te-s les immigré-e-s)
FNARS (Fédération des Associations d’Accueil et de Réinsertion Sociale)
FORIM (Forum des Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations)
France Amérique Latine
France Libertés
FSU (Fédération Syndicale Unitaire)
FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives)
GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigré.e.s)
GRDR Migration – Citoyenneté – Développement
IDD (Immigration Développement Démocratie)
IPAM (Initiatives pour un Autre Monde)
La Cimade
Ligue des droits de l’Homme
Le Mouvement de la Paix
Médecins du Monde
Mouvement Utopia
MRAP
Observatoire citoyen du CRA de Palaiseau
Organisation pour une Citoyenneté Universelle
Réseau Foi & Justice Afrique Europe
RESF (Réseau éducation sans frontières)
Secours Catholique – Caritas France
Secours Islamique France
Service International d’Appui au Développement (SIAD)
Solidarité laïque
Syndicat de la magistrature
Union syndicale Solidaires

 

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L’ATMF Nancy co-organise « La Syrie au coeur »

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La première édition de « La Syrie au coeur » est organisée par Achaâb Assouri Aref Tariquah (le peuple syrien connaît sa voie), l’ATMF Nancy, Diwan Lorraine, France Syrie Entraide et la MJC Lillebonne, en octobre, novembre et décembre 2015.

A travers divers événements, cette manifestation a pour but de :

– Faire connaître la culture de la Syrie

– Parler des souffrances endurées par le peuple syrien, mais également de ses résistances

– Comprendre les origines de la catastrophe, les protagonistes et les enjeux

– Entrevoir l’avenir de ce peuple et de son pays

 

Dans le cadre de « La Syrie au coeur », un premier événement a été organisé : il s’agissait de la projection de « Eau argentée, Syrie autoportrait » d’Ossama Mohammed et Wiam Simav Bedirxan, à l’IRTS de Lorraine, le mardi 13 octobre à 19h. La projection a été suivie d’un repas syrien.

Mais d’autres activités sont encore à venir !

– Une exposition du 16 au 28 novembre à la MJC Lillebonne de caricatures et de photos de jeunes artistes syriens

– Une exposition du 3 au 17 décembre à la galerie Neuf de tableaux d’artistes syriens en collaboration avec la galerie Europia à Paris (pour visionner les oeuvres et en savoir plus : http://europia.org/Galerie/ )

– Une conférence le 26 novembre par Jean-Pierre Filiu, professeur des universités à Sciences-Po, sur le thème « Quel visage pour le Moyen-Orient de demain ? Quelles perspectives pour le peuple syrien ? »

– Une conférence le 17 novembre par Ziad Majed, professeur à l’université américaine de Paris, sur le thème « Quel avenir pour la Syrie ? »

 

« La Syrie au coeur » se clôturera le samedi 12 décembre à partir de 19h à la Salle des Fêtes de Vandoeuvre par une soirée avec des concerts (Mohamed Ali, Ahmed Alhaj et Halima), suivis d’un repas syrien.

 

Le programme en version PDF : Programme-de-la-1ère-édition-La-Syrie-au-coeur-1

 

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Intervention de l’ATMF lors de la rencontre nationale de la Cimade

 

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Compte rendu  de l’intervention de l’ATMF dans l’un des ateliers de la rencontre nationale de la CIMADE.

les 9 et 10 octobre 2015 à Martigues.

 

L’ATMF représentée par Saïda Schreiner d’Aix-en-Provence, a participé à l’atelier « Les personnes étrangères au cœur de nos actions de sensibilisation » un des six ateliers programmés par la Cimade dans le cadre de leur rencontre nationale autour de « sensibilisation, la bataille de l’opinion publique ».

Il nous a été demandé de parler des types d’actions de sensibilisation propres à l’ATMF et la place qu’occupent les personnes qu’elle accompagne. Que font ces personnes concrètement ? Consommateurs, simples témoins ; construisent  elles elles-mêmes les outils de sensibilisation ?…

Une action particulière doit être décrite et développée comme exemple avec l’évocation des avantages et des difficultés rencontrées et bilan.

Saïda Schreiner est intervenue au nom de l’association dans cet atelier à deux reprises (le 9 et le 10 octobre) avec la présence d’une cinquantaine de personnes.

 

Elle a d’abord présenté  l’ATMF National et ses différents objectifs et finalités. .

Ensuite, elle a cité brièvement certaines actions de sensibilisation de l’opinion propres à l’ATMF et d’autres qu’elle mène collectivement avec ses partenaires (collectifs, associations de droits de l’Hommes, militants…) tout en soulignant l’importance d’impliquer les personnes concernées (les sans papiers, les vieux migrants, les étrangers, les réfugiés, les personnes discriminées…) dans ces  actions.

En dépit des difficultés que rencontre ce public pour s’engager dans ces actions, le principe demeure pour l’ATMF National et ses différentes associations membres de «  faire avec ». L’ATMF est toujours soucieuse de faire s’impliquer les personnes concernées dans la mise en œuvres des actions de sensibilisation : conférences débats,  marche de soutien,  manifestations… Simples témoignages émanant des vieux migrants, des sans papiers, des réfugiés, des victimes de discrimination, du racisme…par exemple sont pris en considération sans pour autant négliger un travail de mobilisation de ce public pour une meilleure participation.

 

L’exemple de l’atelier d’écriture qui a donné naissance à un outil de sensibilisation appelé « cercle de parole » a été expliqué en évoquant les étapes de son évolution. C’est une expérience issue de l’Espace femmes de l’ATMF d’Aix en Provence.

Les premiers écrits des femmes étaient des textes autobiographiques. Ce fut la  première étape primordiale qui a débuté en 2007.

Elle s’est révélée comme un acte libératoire. Parler de soi, construire un récit, parler de son vécu migratoire, ont fait surgir des souvenir douloureux qu’il fallait surmonter pour passer à autre chose. Lire son texte à voix haute était difficile, un moment chargé d’émotion et qui a été facilité par le respect de l’autre, le non jugement  et les échanges intersubjectifs. Le passage du « je » intime au  « nous » des relations, de la communication, ont aidé les femmes à construire un groupe solidaire et cohérent.

Il s’en est suivi les écrits des monologues. Une étape décisive. Les mots ont acquis  une nouvelle dimension. Les femmes se sont donné le droit d’être écoutées sur scène devant un large public pour dénoncer les injustices dont elles et les autres femmes ici et ailleurs sont victimes : La discrimination sur le marché de l’emploi, l’exploitation des femmes sans papiers, la violence qu’elles subissent sans pouvoir la dénoncer de peur d’être expulsées…

L’écriture des scénettes et leur  mise en scène ont permis par la suite aux femmes d’être davantage déterminées. Elles s’informent sur la réalité de la société, se posent des questions sur le monde qui les entoure, sur ses enjeux. En saisissant les valeurs et les causes défendues par l’ATMF, ces  femmes ont pris conscience de la situation des vieux migrants, des sans papiers, de différentes formes de  racisme, de discrimination et du non respect des droits de l’Homme dont ceux de la femme ici et ailleurs.

Des scénettes ont été donc écrites sur les Chibanis en soulignant leurs situations dégradées et leurs droits ignorés. D’autres ont concerné la  précarité des femmes âgées immigrées et non immigrées en dénonçant les inégalités femmes-hommes qui sont souvent à l’origine de ce phénomène de précarité qui touche plus de femmes que d’hommes. D’autres scénettes ont été écrites et jouées sur la discrimination, le racisme…

La lecture des textes a été enfin combinée avec une danse contemporaine. Les mots et le corps parlent ! Le cercle de parole est né et devient incontournable.

Il se déplace pour « parler en dansant » dans d’autres espaces publics et citoyens dont les forums sociaux, la journée de la femme, le festival Nuit Danse organisée par la Marie Hélène Demaris  chorégraphe… Il continuera à dénoncer les injustices, à s’informer, à informer et à mobiliser d’autres femmes à libérer la parole.

 

Plusieurs questions ont été posées dans la salle : comment le groupe de femmes a-t-il été fidélisé ? Comment ces femmes ont elles formé un groupe cohérent ? Quelles sont les difficultés rencontrées? Avez-vous pensé à mobiliser les hommes pour adhérer à ce cercle ? Y a-t-il un travail envisagé avec les écoles ? Quels avantages ce  cercle de parole a-t-il pour  l’ATMF ?

Pour répondre à cette dernière question, il a été souligné que l’écriture et le cercle de parole ont permis aux femmes participantes de passer du statut de la victime intériorisée au statut exprimé d’acteur. On n’est pas citoyen sans libérer la parole et passer à l’agir. L’accès des femmes à  la citoyenneté est en effet l’un des objectifs de l’ATMF.

 

Saida/ATMF